Le manque de QI hockey, l’une des meilleures façons d’expliquer pourquoi certains joueurs deviennent des «flops»

Jessica Lapinski
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Les joueurs qui n’ont jamais rempli les espoirs placés en eux une fois dans la LNH, ces hockeyeurs que l’on considère comme des «flops», sont souvent ceux qui n’ont «jamais été capables de s’ajuster au prochain niveau en raison de leur manque de sens du jeu», estime un recruteur professionnel du circuit.
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«Ce sont des gars qui étaient tellement supérieurs physiquement quand ils étaient jeunes qu’ils n’avaient jamais eu à s’adapter auparavant, explique-t-il au Journal, de façon confidentielle. Ils étaient tellement dominants, tellement rapides qu’ils n’avaient pas besoin de structure, jusqu’à ce qu’ils arrivent contre d’autres hommes. C’est drôle à dire, mais les autres joueurs leur rebondissaient dessus.»
«Chez les juniors, ils pouvaient arriver en fond de territoire contre un défenseur de 16 ans, et le défenseur n’essayait même pas d’aller chercher la rondelle», illustre-t-il.
Le dépisteur cite en exemple Eric Lindros, ou encore, chez le Canadien, des profils comme ceux de Juraj Slafkovsky ou de Logan Mailloux.
Attention: personne ne dit que Slafkovsky ou Mailloux, qui sont encore très jeunes, sont des «flops». Tout comme Lindros, qui a tout de même connu une belle et longue carrière.

Mais il s’agit de joueurs pour qui le sens du hockey semble faire défaut, ce qui ralentit ou a ralenti leur transition, note-t-il.
Xhekaj a «d’autres qualités»
D’autres hockeyeurs parviennent à demeurer dans la LNH malgré leur manque de QI hockey parce qu’ils apportent un élément précis au jeu, ajoute un recruteur amateur.
«Il y en a qui n’ont pas grand hockey sense et qui jouent pro, parce qu’ils ont des qualités exceptionnelles pour compenser, soulève-t-il. Arber Xhekaj, je persiste à croire qu’il n’a pas un grand hockey sense. On n’a qu’à regarder ses prises de décisions en sortie de zone.»
«C’est pour ça que Martin St-Louis a de la misère à le faire jouer. Mais, il compense par d’autres qualités», poursuit le dépisteur, en référence au jeu robuste du défenseur.
Le fait que certains joueurs stagnent lorsqu’ils passent au prochain niveau, et notamment une fois chez les professionnels, s’explique notamment par la patinoire qui a tendance à rapetisser à chaque étape du développement.
Pas au sens littéral, bien sûr, mais plutôt parce que leurs adversaires sont chaque fois de plus en plus imposants et de plus en plus rapides.
Carrier, un cas évident
Chez le Canadien, Alexandre Carrier se trouve à l’opposé du spectre. Dans les rangs juniors, le défenseur se démarquait par son sens du hockey.
«C’était déjà facile à voir, note un recruteur. Sa prise de décision en sortie de zone, son positionnement: il était toujours bien positionné.»
Et il existe en contrepartie des cas moins évidents, comme celui du robuste attaquant québécois Mathieu Olivier, qui est loin d’être un joueur unidimensionnel, bien qu’il ait terminé son stage junior avec 390 minutes de punition.

«Il a toujours eu un solide sens du hockey, mais il jouait sur un deuxième ou un troisième trio, pointe un dépisteur au sujet du joueur des Blue Jackets. C’était moins facile à expliquer.»
«Si tu regardes sa game, il est rarement mal positionné, il est rarement dans le trouble. Les entraîneurs peuvent le faire jouer en désavantage numérique, ils lui font confiance.»