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Le sens du hockey, un sujet de discorde entre les dépisteurs

Tous n'ont pas la même définition ou les mêmes aptitudes pour déceler le QI hockey.

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-05-18T04:00:00Z

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Personne ne doutait du sens du jeu de Lane Hutson, mais pour que le Canadien puisse le repêcher avec son 62e choix, plusieurs équipes de la LNH n’avaient visiblement pas constaté à quel point le QI hockey du jeune défenseur était exceptionnel, et qu’il allait compenser pour d’autres lacunes, comme son gabarit, bien sûr.

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C’est sans doute parce que le QI hockey d’un joueur n’est pas toujours facile à déceler. Notamment parce que la perception de cette caractéristique varie d’un dépisteur à l’autre, ou d’un entraîneur à l’autre. Au point où ce fameux sens du hockey est parfois un sujet de discorde entre recruteurs.

«On peut être cinq recruteurs et parmi nous, certains vont dire qu’un joueur a un sens du hockey et d’autres que non. C’est difficile, parce que ce n’est pas tangible. Ce n’est pas comme un jeune qui patine vite ou non», raconte l’un d’eux, qui travaille au niveau amateur pour un club de la LNH et qui a parlé au Journal de façon confidentielle.

«Parfois, je regarde les joueurs que repêche une équipe et je me questionne. Je me dis: “Voyons! Pourquoi est-ce qu’ils choisissent année après année des joueurs dans ce moule-là? Ces gars-là n’ont aucun hockey sense”», ajoute-t-il.

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Le débat perdure chez les pros

Le débat perdure même quand il est question de joueurs établis, qui ont une feuille de route dans la LNH, renchérit un autre dépisteur, qui œuvre au niveau professionnel.

Dans ce cas, l’enjeu est plutôt de savoir si le joueur en question peut encore améliorer son QI hockey, ou encore, si d’autres aptitudes compensent pour cette lacune.

Le débat tourne souvent autour des joueurs considérés comme plus physiques, qui ont tendance à prendre plus de punitions, pointe le recruteur.

«Des fois, un va dire: “C’est normal qu’il prenne autant de punitions, il est tellement physique!” Et l’autre va répondre: “Ben oui, mais il n’a pas besoin de toujours se servir de sa main libre pour agripper un autre joueur. Il prend plein de punitions stupides!”, relate-t-il. Là, il va se faire répondre que si on avait plus de joueurs comme lui, on ne se ferait pas pousser autant...»

Pas le temps de s’obstiner

Et comment tranchent ces hommes et ces femmes de hockey, dans pareilles situations? «Souvent, au sein du groupe, on va en débattre et tenter de trancher au milieu avant que le directeur du recrutement ou que le directeur général n’arrive dans la salle, parce que leur temps est précieux, évoque-t-il. Ce n’est pas le temps de juste s’obstiner!»

Comme quoi le QI hockey, c’est loin d’être une science exacte, malgré l’importance qu’il occupe dans le sport.

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