Le Groenland publie des consignes à la population en cas de «crise»
AFP
Partager
Des armes de chasse, de la nourriture pour cinq jours... Le gouvernement groenlandais a présenté mercredi une nouvelle brochure fournissant des conseils à la population en cas de «crise» sur le territoire âprement convoité par Donald Trump.
• À lire aussi: Donald Trump «n’utilisera pas la force» pour acquérir le Groenland, mais exige des «négociations immédiates»
• À lire aussi: Menaces d’annexion du Groenland: les États-Unis peuvent-ils vraiment empêcher tous les avions F-35 de décoller?
• À lire aussi: Pressions de Trump: «Je ne céderai pas» sur le Groenland, assure Starmer
Ce document est «une police d’assurance», a déclaré le ministre de l’Autosuffisance, Peter Borg, lors d’une conférence de presse à Nuuk, la capitale groenlandaise. «On ne s’attend pas à ce qu’il faille y recourir», a-t-il souligné.
La rédaction de la brochure «Préparé aux crises – soyez autonome pendant cinq jours» a démarré «l’an dernier avec, en toile de fond, des coupures du courant plus ou moins longues», a expliqué le gouvernement groenlandais.
Dans ce document, on recommande notamment de stocker de la nourriture pour cinq jours, trois litres d’eau par personne et par jour, du papier de toilette, une radio à pile, mais aussi des armes, des munitions et du matériel de pêche.
Forte de 57 000 personnes, la population groenlandaise est composée à près de 90% d’Inuits pour qui la chasse et la pêche constituent historiquement les principaux moyens de subsistance.
«Des préparatifs, c’est mieux que rien», a assuré Peter Borg.
Le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, avait jugé mardi qu’une opération militaire contre le Groenland était «improbable», mais que le territoire autonome danois devait y être prêt.
Depuis son retour au pouvoir l’an dernier, Donald Trump martèle sa volonté d’«acquérir» le Groenland en assurant vouloir faire pièce aux avancées russes et chinoises en Arctique.
Soufflant le froid et le chaud ces dernières semaines, le président américain a assuré mercredi à Davos qu’il n’utiliserait «pas la force» pour mettre la main sur l’île arctique, tout en réclamant des «négociations immédiates» pour l’acquérir.
Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur annexion aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.