Le Grand Prix du Canada aura lieu en mai à partir de 2026

Agence QMI et François-David Rouleau
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Le Grand Prix du Canada sera présenté en mai à partir de 2026 au lieu de sa traditionnelle case horaire du début de juin depuis plusieurs années.
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The Canadian Grand Prix is set to take place in May from 2026 onwards 🇨🇦
— Formula 1 (@F1) November 18, 2024
With collaboration from the promoter and key stakeholders, the new dates are part of our efforts to rationalise the calendar and make it more sustainable 🤝#F1https://t.co/QpOSR5Jpof
Ainsi, l’épreuve montréalaise se tiendra du 13 au 15 juin en 2025, avant de déménager sur le calendrier.
Dès 2026, le Grand Prix de Montréal se déroulera dans la seconde moitié de mai, probablement autour de la fête des Patriotes. Le grand cirque de la F1 arrivera ainsi du sud des États-Unis, en provenance de Miami.
«Ce changement permettra de regrouper la partie européenne de la saison de courses en une seule période consécutive au cours des mois estivaux européens et d’enlever chaque année une traversée transatlantique supplémentaire pour les équipes et les écuries de la Formule 1, entraînant donc une réduction significative des émissions de carbone», a spécifié le promoteur de l’événement, Groupe de course Octane.
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La F1 satisfaite cette fois
Pour sa part, le président-directeur général de la F1, Stefano Domenicali, semblait davantage impressionné que durant la dernière présentation du Grand Prix, qui fut marquée par divers problèmes.
«Je suis extrêmement reconnaissant envers le promoteur et les partenaires gouvernementaux impliqués dans le Grand Prix du Canada, du niveau local au niveau provincial et national. Nous saluons l'effort considérable de tous pour accélérer la préparation temporaire de l'événement, afin d'être prêts à accueillir la communauté de la Formule 1 plus tôt que par le passé, a-t-il indiqué.
«Cela rendra notre calendrier futur non seulement plus durable, mais aussi plus logique sur le plan logistique pour nos équipes et notre personnel. Notre engagement à atteindre la neutralité carbone d'ici 2030 reste une priorité pour nous en tant que sport, et grâce à des changements comme celui-ci, nous sommes en bonne voie pour atteindre cet objectif.»
Conséquemment, le GP de Monaco se déroulera le premier week-end de juin dès 2026. Celui du Japon sera déplacé au printemps afin de regrouper les épreuves de la région Asie-Pacifique. En Azerbaïdjan, les amateurs devront patienter jusqu’en automne, quand les pilotes se dirigeront également à Singapour, au Qatar et aux Émirats arabes unis vers la fin de la saison.
Les gouvernements heureux également
Le son de cloche est aussi favorable du côté du gouvernement provincial et de la Ville de Montréal.
«Le Grand Prix du Canada est bien plus qu'une simple course: c'est un levier économique et touristique majeur pour le Québec. Dans un marché mondial hautement compétitif, cet événement de prestige international renforce notre statut de destination incontournable. Notre stratégie basée sur l'attractivité d'événements de haut niveau fonctionne, et c'est ce qui nous a permis de générer 4,1 milliards $ en devises étrangères en 2023. Ce sont des retombées dont bénéficient tous les Québécois», a estimé Caroline Proulx, ministre du Tourisme.
«Les nouvelles dates du Grand Prix du Canada permettent à Montréal de se positionner encore plus fermement sur la scène internationale des grands événements sportifs. En devenant le point de lancement de la saison estivale, le Grand Prix du Canada renforce l'attractivité de la métropole, tout en accentuant son rôle crucial dans l'animation touristique, culturelle et sportive de la ville. Nous sommes déterminés à assurer le succès et la pérennité de cet événement phare, en collaboration avec l'ensemble des partenaires», a ajouté Caroline Bourgeois, vice-présidente du comité exécutif de Montréal.
De l’optimisme
Dans la rue, où les commerçants et les restaurateurs ont été échaudés en juin dernier, cette nouvelle est pour l'instant accueillie avec optimisme. La météo se veut le principal enjeu alors que les permis pour les terrasses sont délivrés de la mi-mars à la mi-novembre.
«Il faut se rappeler que lors des deux dernières éditions en juin, il y a eu beaucoup de pluie. En mai, selon moi, c'est bon, a fait remarquer le propriétaire du restaurant Chez Alexandre, Alain Creton.
«La température est imprévisible, mais il faut être optimiste. En espérant qu'on aura appris des erreurs de 2024», a ajouté celui qui est aussi le président de l'Association des restaurateurs et commerçants de la rue Peel, qui estime avoir perdu près de 100 000$ en conséquence de la fermeture de sa terrasse dans la vague d'inspections menées par le Service des incendies de Montréal (SIM) en juin dernier.
Même son de cloche du côté du Café Ferreira. «Quand il est question de température, on se croise toujours les doigts. Tant sur la piste qu'au centre-ville, une semaine de courses au froid, ce ne serait pas plaisant, a exprimé la directrice générale, Sandra Ferreira. Mais s'il fait beau en mai, on ne peut pas se plaindre. C'est aussi un jeu de statistiques.»
Selon les données météorologiques d'Environnement Canada, la région de Montréal a reçu 73 millimètres de pluie en mai et 127 mm en juin. L'année précédente, il était tombé 49 mm en mai et 106 mm en juin.
Mai 2024 a aussi été le quatrième mois de mai le plus chaud, selon les archives au Québec.
Par ailleurs, le promoteur et la F1 ont annoncé que l'Académie de F1 ferait ses premiers tours de piste sur le circuit Gilles-Villeneuve en juin prochain. Le championnat féminin en sera alors à sa troisième saison. Au printemps dernier, la direction d'Octane avait indiqué qu'elle le gardait à l'œil avant de prendre une décision.