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Grand Prix du Canada: une course sprint exclue des plans à Montréal

Le grand patron souhaite investir dans l’expérience client plutôt qu’une course trop dispendieuse

Photo d'archives, Agence QMI
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-06-07T19:19:11Z

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À écouter les propos du grand patron du Grand Prix du Canada, François Dumontier, l’évènement n’est pas près de tenir une course sprint à Montréal. Trop dispendieux et limitant le temps des présences sur le circuit, il souhaite plutôt investir au bon endroit.

En 2020, la F1 avait mis en place un nouveau type de course écourtée d’une trentaine de minutes et d’une distance d’environ 100 km afin de pimenter le spectacle ainsi que d’ajouter des enjeux aux championnats des pilotes et constructeurs.

MEGA/WENN
MEGA/WENN

Selon ce qu’il a été permis d’apprendre de Dumontier lors d’une entrevue au Grand Prix de Miami en mai, Montréal devait être le banc d’essai de la première course sprint de l’histoire. C’était prévu en juin 2020... Est arrivée la pandémie et l’annulation de l’escale au Canada. Les autorités de la F1 ont remodelé leur calendrier avec les étapes annulées et remis le projet à la saison suivante.

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Joël Lemay / Agence QMI
Joël Lemay / Agence QMI

Montréal avait donc perdu son opportunité alors que la première édition fut présentée à Silverstone à l’été 2021 en plus de l’Italie et le Brésil. Ces courses ont créé de l’engouement auprès des amateurs et téléspectateurs. La F1 a donc vu l’occasion d’empocher de grandes sommes en monnayant leur tenue.

Rendu à six

Au championnat 2023, elle a inséré six de ces courses à son calendrier, comme cette saison. Elles seraient évaluées à environ 4 M$ américains chacun, selon différentes sources.

«On devait organiser la première course. Là, c’est rendu trop cher. On se demande si ça vaut la peine», a indiqué Dumontier dans son généreux entretien au Hard Rock Stadium il y a un mois.

«Je suis fervent de la formule actuelle avec les essais libres, les qualifications et la course, a-t-il ajouté. C’est traditionnel, mais c’est la bonne.»

Selon lui, avec les deux séances d’essais libres du vendredi, les essais du samedi matin, les qualifications et le Grand Prix, les spectateurs voient davantage les monoplaces sur le circuit Gilles-Villeneuve. D’autant plus que la piste, utilisée une fois par année pour la course automobile, est poussiéreuse et force les bagnoles à maximiser leurs sorties.

«La F1 dit qu’on voit les voitures rouler aussi souvent avec cinq périodes sur le circuit, mais en fait, elles sont plus courtes.»

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Dans la formule actuelle des courses sprint, une séance d’essai libre est prévue le vendredi avant les qualifications du sprint plus tard en journée. La course est disputée le samedi après-midi en étant ensuite suivie des qualifs pour le Grand Prix.

Avant de débourser des sommes faramineuses pour une course sprint, Dumontier préfère bonifier l’expérience de ses clients sur le site.

En réflexion pour l’académie féminine

Quant à l’Académie F1, ce championnat féminin regroupant cinq équipes et 15 pilotes épaulées par les écuries, Dumontier réfléchit aux options.

L’Académie en est à sa deuxième saison. Elle comporte sept épreuves à son calendrier, dont une seule escale nord-américaine, à Miami.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Il souhaite laisser l’eau couler sous les ponts et évaluer les courses de soutien. À Montréal, les amateurs de courses automobiles peuvent voir les bagnoles des séries Ferrari Challenge et de la Porsche Carrera Cup.

«Je sens une grande volonté de la F1 de promouvoir son académie et de la voir sur davantage de circuits. Par contre, elle joue dans ses propres plates-bandes, à mon avis, avec les programmes de F2, F3 et Porsche», a-t-il expliqué alors que les femmes tournent en Espagne et aux Pays-Bas.

«Il faut plutôt regarder où ces séries ne sont pas présentées, a-t-il ajouté. C’est notre cas. On va voir ce que nous réserve le championnat 2024 de cette académie.»

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