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Le Dr Alain Poirier comprend Dr Horacio Arruda

Ève Beauregard | TVA Nouvelles

2021-03-11T23:30:00Z

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L’Estrie a souligné jeudi le triste anniversaire du début de la pandémie et a honoré la mémoire des victimes de la COVID-19. En Estrie, 310 personnes en sont décédées depuis un an.

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Aux commandes de la Santé publique de l'Estrie depuis les tous débuts de cette pandémie, le Dr Alain Poirier, a dressé un bilan de cette année particulière autant au point de vue de la région que de son point de vue personnel, en entrevue avec TVA Nouvelles.

L’Estrie a été dans les premières régions à être touchées par le virus.

«Au tout début, on a été les premiers, avec les voyages de la relâche, il y a un an. Après ça, ç’a diminué, mais quand c’est reparti au printemps, on a eu les éclosions», s’est-il rappelé.

La Santé publique de l’Estrie a elle-même dû vivre avec une importante éclosion dans ses installations. «Comme on était des travailleurs essentiels, on a dû se limiter à venir au travail, point à la ligne. Il n’y avait rien d’autre, moi j’étais seul dans mon appartement», a-t-il expliqué.

Le Dr Poirier a occupé le poste du Dr Horacio Arruda lors de la lutte contre la H1N1. Le médecin admet qu’il a souvent remis en question les décisions du présent directeur national de la Santé publique.

«Il n’y a pas de vérité absolue dans tout ça. Ce n’est pas qu’il ne prend pas les bonnes [décisions], c’est que moi je n’aurais pas pris celle-là. Est-ce que j’ai la réponse si celles que j’avais prises avaient été bonnes? Pas du tout», a-t-il dit.

«Quand on se parle, les directeurs de la Santé publique, il y a des plus prudents. Moi je suis plutôt dans ceux qui tirent vers laisser une chance aux jeunes, laisser une chance aux lieux pour faire du sport.»

Le directeur de la Santé publique de l’Estrie espère qu’il n’y aura pas de troisième vague, malgré la montée des variants.

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