Le dernier mot reviendra à Stuart Skinner

Jonathan Bernier
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EDMONTON | Comme l’amour de Renée Martel, les Oilers ne veulent pas mourir. Encore une fois, vendredi soir, ils tenteront de survivre quelques jours de plus.
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Évidemment, les yeux seront tournés vers Connor McDavid, auteur de quatre points à chacune des deux dernières rencontres. Une production qui, en plus de maintenir ses coéquipiers en vie, l’a rapproché à seulement cinq points du record de 47, inscrit par Wayne Gretzky au printemps de 1985.

Mais celui qui risque de faire la différence, en fin de compte, c’est Stuart Skinner, le Lanny McDonald et le Dave Babych des temps modernes. Trois gars de l’Alberta, soit dit en passant.
Le moustachu gardien pourrait très bien avoir le sort des Oilers entre les mains. Et si l’on se fie à la tendance de son parcours depuis le début des séries, cet affrontement pourrait bien s’étirer jusqu’à la Saint-Jean-Baptiste.
- Écoutez les prédictions du journaliste Jonathan Bernier et Jean-François Baril
Le pied dansant
Désastreuse lors des quatre premiers matchs de chacune des rondes, la tenue de l’athlète de 25 est impériale lors des rencontres subséquentes.
Dans les quatre premiers affrontements contre les Kings, les Canucks, les Stars et les Panthers, le portier des Oilers a affiché un dossier de 7-8, une moyenne de buts accordés de 2,80 et un taux d’efficacité de ,890.
À partir de la cinquième joute face à ces mêmes formations, Skinner a maintenu un dossier immaculé de 6-0, une moyenne de buts accordés de 1,83 et un taux d’efficacité de ,920.
«C’est difficile à expliquer, a lancé le principal intéressé à propos de ces revirements de situation. C’est probablement le produit des expériences à travers lesquelles je suis passé. Ce que tu parviens à en tirer, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ça dépend seulement de la façon dont tu réagis.»
On comprend pourquoi il a le pied un peu plus dansant depuis quelque temps. Lors du dernier match, on a pu le voir hocher de la tête au son de la musique à plusieurs occasions.
«J’avais l’habitude de faire ça quand j’étais plus jeune. Je chantais des chansons dans ma tête pendant que je jouais, a expliqué Skinner. Maintenant, quand j’entends une chanson, je suis le rythme. C’est une question d’apprécier le moment, d’avoir du plaisir et d’être un peu moins tendu.»
Apprécier le moment
Cette façon de faire représente bien l’état d’esprit dans lequel se trouvent les troupiers de Kris Knoblauch depuis qu’ils tirent de l’arrière trois à zéro.
«Personne ne nous donnait la moindre chance de gagner cette série. Encore moins à 0-3, a souligné l’entraîneur-chef des Oilers. Nos gars se sont dit qu’ils allaient savourer le moment, avoir du plaisir et tenter d’étirer la saison le plus longtemps possible.»
«Parfois, quand une équipe a le dos au mur, ses joueurs jouent avec plus de pression. Ça les étouffe. Ils ne sont pas à leur mieux en raison du surplus de stress, a-t-il poursuivi. Nos gars sont passés à travers ces moments tellement souvent cette saison que, maintenant, ils sont capables de les apprécier.
Y a-t-il plus dangereux que quelqu’un qui n’a plus rien à perdre?