L’importance du départ d’un acteur clé de la filière des batteries minimisée par le gouvernement Legault


Martin Jolicoeur
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Au deuxième jour de l’affaire Karim Zaghib, le ministre Pierre Fitzgibbon est sorti de son mutisme hier pour tenter de minimiser l’importance du départ du chercheur pour l’avenir de la batterie électrique au Québec.
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« Il faut comprendre qu’il y a beaucoup de personnes qui sont à l’IREQ [Institut de recherche d’Hydro-Québec] et que la connaissance du Québec dans le domaine des batteries dépasse M. Zaghib. C’est plus large que ça », a réagi le ministre de l’Économie, au cours d’une mêlée de presse à Québec.
« On a une équipe [...] chez Investissement Québec, qui fait ça à temps plein, a-t-il poursuivi. On travaille avec l’IREQ aussi. Alors, toute la connaissance québécoise des batteries, l’attraction du Québec [pour ce secteur] n’a pas du tout changé avec le départ de M. Zaghib. »
Énergie mal employée par Québec
Lundi, Le Journal révélait que Karim Zaghib, chercheur mondialement respecté pour ses travaux en électrochimie et transition énergétique, a quitté ses fonctions de conseiller stratégique d’Investissement Québec, en décembre.
On apprenait aussi qu’avant de partir, l’ex-directeur du Centre d’excellence en électrification des transports avait fondé une entreprise aux États-Unis qui se spécialisera dans la fabrication de composantes pour batteries électriques.
Pour le critique libéral en matière d’économie, innovation et énergie, Marc Tanguay, la perte de ce chercheur n’est rien d’autre qu’« un échec » du gouvernement.
« François Legault a échappé le ballon, dit le député. Ils auraient été mieux avisés de mettre leurs énergies à retenir M. Zaghib [...] qu’à nommer un ex-conseiller du ministre Fitzgibbon (Yves Sicard) au poste de vice-président d’IQ. »
Lundi, le député péquiste Sylvain Gaudreault avait dit craindre une reprise de l’expérience malheureuse du moteur-roue, également développée à l’IREQ.
– Avec Vincent Larin, Bureau parlementaire