Le conseil de Cole Caufield à Juraj Slafkovsky

Anthony Martineau
Partager
Juraj Slafkovsky a 19 ans. La patience, avec un joueur de cet âge, surtout lorsqu’il est question d’un premier choix (donc d’un patineur avec un grand potentiel), est de mise. Je me plais à répéter constamment que chaque joueur suit sa propre courbe de développement. Que chaque joueur grandit à une vitesse différente.
Juraj a des outils qui, décortiqués un par un, sont très intéressants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a été repêché au tout premier rang du repêchage de 2022.
- À lire aussi: Jayden Struble: le «dieu grec» prend du galon
C’est un joueur qui possède un excellent tir (des poignets et sur réception). Il a aussi de bonnes mains en espaces restreints et un coup de patin plus que respectable. Il est intelligent. Il est costaud.
Mais actuellement, bien objectivement, on ne voit rien de tout cela. Depuis quelques matchs, le jeune Slovaque ne fait qu’acte de présence sur la patinoire. Il est là. Il porte un chandail des Canadiens. Il bénéficie même de plusieurs minutes de qualité sur la surface glacée. Mais il est invisible.
En neuf parties, il ne compte qu’une petite mention d’aide. Mais il n’y a malheureusement pas que ça.
En rafale, quelques statistiques qui parlent beaucoup :
1-Le jeune homme, depuis le début de la saison, n’a décoché AUCUN lancer depuis l’enclave. Zéro. En d’autres mots, il n’a décoché AUCUN lancer dangereux.
2-En termes de buts attendus, vous ne serez donc pas surpris, considérant la statistique énoncée plus haut, de le voir arriver aussi loin qu'au neuvième rang de l’équipe, parmi les attaquants.
3-Oublions les tirs dangereux et incluons tous les types de lancers. Ce n’est pas vraiment plus reluisant. Tentatives de tirs par 60 minutes : encore une fois, Slafkovsky arrive neuvième, chez les joueurs d'avant du CH.

Il n’y a pas de solution miracle, pour le gros attaquant : s'il veut débloquer (et c'est évident qu'il le veut), il doit envoyer plus de rondelles au filet. Je le disais plus haut : il possède un excellent lancer. Le passé nous l’a démontré et les nombreuses heures où j’ai pu le voir à l’œuvre à l’entraînement aussi.
Il y a cependant un fait irréfutable : il est extrêmement facile, pour l’auteur de ces lignes, de «garocher» cette recommandation dans les airs. Je n’ai jamais joué une seule minute dans la LNH et je ne suis même jamais passé près de le faire.
Mais Cole Caufield, lui, est maître dans l’art de «canarder» les gardiens adverses.
Mercredi matin, je lui ai donc demandé ce que Slafkovsky devait faire pour réussir à se créer davantage de chances de marquer. Il a offert une réponse que je juge très intéressante.
Je vous résume le tout en vidéo principale.
Un trio au neutre
Si Slafkovsky peine à se distinguer, c’est la même chose pour son trio. En termes de pourcentage de buts attendus par partie, l’unité Slafkovsky-Newhook-Anderson est, tenez-vous bien, la pire de toutes les combinaisons utilisées cette saison par Martin St-Louis.
On doit quand même mentionner que des trois, Anderson, malgré sa pauvre fiche offensive (une aide en neuf parties) est celui qui génère le plus d’occasions de marquer. Le no 17 arrive troisième, chez le Tricolore, pour le nombre de tirs tentés par tranche de 60 minutes. Il occupe aussi le cinquième rang du club pour ce qui est des buts attendus.
Mais globalement, le trio demeure complètement inefficace offensivement.
Martin St-Louis a, mercredi, expliqué ce qu’il croyait que cette unité devait faire pour se replacer. A-t-il toujours confiance en elle, d'abord?
Encore une fois, la réponse en vidéo principale et résumé des commentaires de Josh Anderson sur le sujet également.
Bonne écoute et... bon jeudi!