Le conflit au Moyen-Orient, profitable à la Russie?
Agence QMI
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La Russie reste pour l’instant en marge du conflit au Moyen-Orient, tout en condamnant les actions militaires américaines et israéliennes. La situation pourrait toutefois servir les intérêts stratégiques et économiques de Moscou, avance un analyste politique.
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Moscou aurait transmis des données de renseignement à Téhéran dès le déclenchement des hostilités pour faciliter le ciblage des forces américaines, selon le Washington Post. Ces informations incluraient notamment les emplacements de navires de guerre et d’avions américains au Moyen-Orient.
Il s’agirait de la première indication d’une possible implication indirecte de la Russie dans le conflit. Jusqu’ici, Moscou s’était surtout contenté de réclamer la fin de la guerre, qu’elle a qualifiée d’« acte non provoqué d’agression armée ».
Même si le rôle exact de la Russie demeure incertain, l’analyste politique Georges Mercier estime que la situation est « positive » pour le pays.
« Avec les chocs pétroliers au Moyen-Orient, on a une autre puissance qui produit beaucoup d’énergie : la Russie, et donc notamment, l’Inde aurait recommencé à s’approvisionner en pétrole russe, parce qu’elle n’avait pas accès à d’autre pétrole. Pour financer l’effort de guerre russe, c’est une excellente chose », a-t-il déclaré à LCN, samedi.
Selon lui, la situation pourrait également avantager Moscou dans le conflit qui l’oppose à l’Ukraine. Il souligne que les missiles antiaériens utilisés par les États-Unis pour défendre leurs bases au Moyen-Orient sont les mêmes que ceux réclamés par l’Ukraine.
« Donc, si on a du matériel militaire qui est utilisé au Moyen-Orient, il n’est potentiellement pas utilisé en Ukraine, ce qui peut affaiblir l’Ukraine », a-t-il fait valoir.
Et la Chine ?
De son côté, la Chine adopte une position prudente face au conflit, même si elle a fermement condamné les frappes américano-israéliennes en Iran.
Selon Georges Mercier, la situation pourrait servir les desseins de Pékin, qui aurait ainsi l’occasion de se poser en médiateur de la paix.
« Parce que, ce qui est très clair en ce moment, c’est que ce sont les Américains qui paraissent sur la scène mondiale comme étant un élément déstabilisateur. Et dans la politique étrangère de la Chine, on a cette idée que c’est la Chine, la force stabilisatrice du monde aujourd’hui, et non plus les Américains », a-t-il ajouté.
Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-dessus.