Le conflit au Moyen-Orient fait grimper le prix des billets d’avion
La hausse du prix du kérosène figure parmi les nombreux impacts de la guerre sur l’industrie aérienne

Olivier Faucher
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La guerre en Iran et ses impacts sur tout le Moyen-Orient sont une autre tuile sur la tête des voyageurs, qui devront notamment composer avec une hausse des prix des billets d’avion.
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De nombreux facteurs liés au conflit entraînent une pression à la hausse, dont l’annulation de 23 000 vols et la fermeture de plusieurs aéroports dans le Moyen-Orient.
Les perturbations aux aéroports de Doha, au Qatar, et de Dubaï, aux Émirats arabes unis, ont eu des impacts particulièrement majeurs en raison des nombreuses escales qui y sont faites.
« Dubaï est le deuxième aéroport le plus achalandé au monde, mais la majorité des gens vont à Dubaï pour aller ailleurs, comme en Asie », explique Moscou Côté, président de l’Association des agents de voyages du Québec.
Le carburant coûte plus cher
Ainsi, la demande sera déplacée vers d’autres corridors aériens, comme celui du Pacifique, « ce qui veut dire prix plus élevé », ajoute-t-il.
M. Côté soutient que les Québécois voulant se rendre dans des destinations près de l’océan Indien, comme la Thaïlande, l’Inde ou l’Afrique du Sud, seront les plus touchés.
Alors que le conflit continue de faire grimper le prix du baril de pétrole, celui du kérosène, le carburant qui alimente les avions, n’est pas non plus épargné.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Plus tôt cette semaine, le Financial Times a rapporté qu’il avait augmenté de 12 %, pour atteindre son plus haut niveau depuis 2022.
En outre, les compagnies aériennes font face à une hausse de leurs coûts d’exploitation, propulsée par le prix des assurances.
Tous ces facteurs pourraient signifier des prix plus élevés pour les billets d’avion.
Départs au compte-gouttes
Pendant ce temps, de nombreux Canadiens tentent toujours de sortir de diverses régions du Moyen-Orient.
Plus de 5200 Canadiens ont demandé l’aide de leur gouvernement pour quitter la région, selon une mise à jour transmise aux médias dimanche par le fédéral.
Or, les départs au moyen des options offertes par le gouvernement se font au compte-gouttes. Depuis le 4 mars, seulement 458 personnes ont en effet pu partir de la région dans des vols nolisés, des sièges sur des vols réservés par le fédéral et des autocars, indiquent les données gouvernementales.
Édith Garreau, directrice générale d’Accès croisières et voyages, a dit avoir dû faire « des pieds et des mains » pour rapatrier un groupe de voyageurs coincés à Dubaï, sans avoir reçu d’aide du gouvernement.
« Ils commencent à partir en petits groupes. Il y a des gens qui vont devoir prendre jusqu’à 55 heures pour rentrer. [...] On aurait aimé se sentir un peu plus soutenus [par le gouvernement]», a-t-elle expliqué à TVA Nouvelles dimanche.
– Avec Simon Gamache-Fortin, TVA Nouvelles