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«Le Comte de Monte-Cristo»: trois heures pour faire oublier les téléphones cellulaires

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Bruno Lapointe

Bruno Lapointe

2026-06-13T07:00:00Z

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À l’ère des réseaux sociaux, le milieu du théâtre doit s’adapter pour faire face à un nouveau défi : faire oublier aux spectateurs leur téléphone cellulaire. « Ça fait 15 ans que j’en fais et je vois à quel point c’est difficile pour les gens de ne pas mettre la main sur leur appareil », avance Mikhaïl Ahooja. 

• À lire aussi : « Le Comte de Monte-Cristo »: Mélissa Désormaux-Poulin « saute dans le vide » avec son premier rôle au théâtre

« Les gens sont habitués à regarder des vidéos courtes, de passer rapidement d’une chose à l’autre en défilant sur leur téléphone. Leur capacité d’attention a beaucoup diminué. Et au théâtre, la dernière chose qu’on veut, c’est qu’ils décrochent ou, pire, qu’ils sortent leur cellulaire », poursuit le comédien.

Il est le premier à l’admettre : Le Comte de Monte-Cristo est une œuvre « longue et dense ». À preuve, le spectacle qu’il s’apprête à défendre sur scène est d’une durée estimée à trois heures (en plus d’un entracte). Et à l’instar des différentes adaptations télévisuelles et cinématographiques, certaines scènes du roman ont été retranchées dans le but d’alléger le produit final.

Déjà plusieurs supplémentaires

La réponse du public a toutefois été plus qu’enthousiaste : plusieurs représentations affichent déjà complet et des supplémentaires ont rapidement été ajoutées. Au moment d’écrire ces lignes, la troupe du Comte de Monte-Cristo prévoyait occuper la salle Pierre-Mercure pendant près de deux mois avant de mettre le cap sur Gatineau, puis Québec.

Mais Mélissa Désormaux-Poulin et Mikhaïl Ahooja savent très bien que le pari n’est pas pour autant gagné.

« On a été surpris de l’engouement, même si on sait que les gens aiment se faire raconter des histoires classiques. Mais le défi, c’est de trouver le bon moyen de le faire », admet la comédienne.

Et ça, semble-t-il, ça passe par le rythme.

« Comme les gens connaissent l’histoire, qu’ils savent en quelque sorte ce qui s’en vient, il faut travailler pour les garder attentifs tout le long. Serge Denoncourt parle beaucoup de “netflixer” l’œuvre avec des scènes courtes, rapides et punchées. Et ça marche », indique Mikhaïl Ahooja.

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