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«Le Comte de Monte-Cristo»: Mélissa Désormaux-Poulin «saute dans le vide» avec son premier rôle au théâtre

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Bruno Lapointe

Bruno Lapointe

2026-06-13T07:00:00Z

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Il y a longtemps que Mélissa Désormaux-Poulin souhaitait faire du théâtre. Mais la peur des planches poussait la comédienne à refuser systématiquement ces rôles... jusqu’à ce que Serge Denoncourt la courtise pour Le Comte de Monte-Cristo. « J’aurai bientôt 45 ans ; il est temps que je prenne mon courage à deux mains et que je le fasse », avance-t-elle. 

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Ce tout premier rôle au théâtre suscite une montagne russe d’émotions chez Mélissa Désormaux-Poulin. Oui, la peur est l’une d’elles. Mais la fébrilité et l’excitation sont aussi présentes. Et elles semblent même prédominer chez la comédienne.

« J’ai décidé d’arrêter de me trouver des excuses pour le faire ; je n’ai pas le temps, j’ai des enfants alors je ne veux pas rentrer tard... je les ai toutes utilisées. J’ai fait de la place dans mon agenda, et je vais être prête », avance-t-elle.

« J’ai l’impression de sauter dans le vide et ça, c’est un feeling que j’adore. Et je sais que j’ai une grosse gang autour de moi qui sert de filet de sûreté », ajoute la comédienne.

17 artistes sur scène
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En effet, Le Comte de Monte-Cristo rassemblera 17 artistes sur une même scène. Outre Mikhaïl Ahooja dans le rôle-titre, le spectacle compte, entre autres, sur la présence de Lou-Pascal Tremblay, Kevin Houle, Maxime Denommée, Benoit Drouin-Germain, Paul Doucet, Henri Chassé et Luc Bourgeois.

Cette nouvelle adaptation est signée par Serge Denoncourt, qui en assurera également la mise en scène.

Cette relecture québécoise du classique d’Alexandre Dumas suivra Edmond Dantès, un marin qui voit son destin basculer lorsqu’il est arrêté le jour même de son mariage pour un crime qu’il n’a jamais commis. Après avoir passé quatorze ans derrière les barreaux du château d’If, il réussit à s’évader. Désormais riche au-delà de toute imagination, il revient sous les traits du comte de Monte-Cristo, bien déterminé à faire payer les trois hommes responsables de sa chute.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Un trac anticipé

Mélissa Désormaux-Poulin, elle, incarnera Mercédès Herrera, le grand amour d’Edmond Dantès qui, le croyant mort, épouse son rival pour devenir la comtesse de Morcef.

« C’est sûr que j’anticipe le trac que je vais ressentir avant de monter sur scène la première fois. Heureusement que j’ai du métier parce que sinon, je serais paralysée. En même temps, la pression n’est pas vraiment sur moi – je suis là, j’apporte la dimension amoureuse du récit. Le vrai défi, c’est pour Mikhaïl [Ahooja]. C’est lui qui porte le show au complet sur ses épaules », avise la comédienne.

Une remarque qui fait rigoler son partenaire de scène qui défendra avec Monte-Cristo son premier personnage titre en carrière.

« Je la sens, la pression. Et c’est certain que c’est angoissant », confie Mikhaïl Ahooja.

« Tout le monde a son image de Monte-Cristo dans sa tête. C’est un personnage que tout le monde connaît, les gens ont vu un film, une série télé ou ils ont simplement lu le roman et ils se le sont imaginé d’une certaine manière. Et moi, je dois arriver à mon interprétation, ce qui est un travail en soi. Mais en même temps, je pense que je suis prêt à relever ce genre de défi ; on travaille fort pour être à la hauteur et honnêtement, je pense qu’on va l’être », termine-t-il.


Le Comte de Monte-Cristo sera présenté à la Salle Pierre-Mercure de Montréal du 26 juin au 23 août, à la Salle Odyssée de Gatineau du 28 au 30 août et à la Salle Albert-Rousseau de Québec du 16 au 19 septembre.

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