Le combat de Marchessault et Stamkos
Ils connaissent des débuts difficiles à Nashville


Dave Lévesque
Partager
Quand une équipe casse son cochon pour s’offrir Jonathan Marchessault et Steven Stamkos comme joueurs autonomes, les attentes sont élevées.
• À lire aussi: Le changement d’image de Zachary L’Heureux
On comprend donc que la déception est pour le moment assez palpable à Nashville, puisque les deux vétérans n’ont pas le début de saison escompté.
Stamkos, qui a signé une entente de quatre ans et 32 M$ US (44,9 M$ CA), pointe au quatrième rang des marqueurs de l’équipe, avec 7 buts et 6 passes pour 13 points en 26 matchs. Marchessault, qui a mis sa signature au bas d’une entente de cinq ans et 27,5 M$ US (38,6 M$ CA), suit Stamkos avec 5 buts et 8 passes pour 13 points en 26 rencontres.
«Des fois, on aimerait ça que ça soit comme un interrupteur, mais ça ne marche pas comme ça», a reconnu Marchessault avant de s’échauffer pour le match contre le Canadien.
Le vétéran de 33 ans souligne que c’est l’équipe au complet qui se cherche, et on ne peut pas être en désaccord avec lui. Les Predators de Nashville sont avant-derniers dans la division Ouest et au classement général de la LNH.
Manque de constance
«On est inconstants, déplore Marchessault. Il y a des matchs où on voit vraiment de belles affaires, mais on a de la misère à jouer 60 minutes. C’est vraiment désolant. C’est un début difficile pour le groupe.»
L’entraîneur-chef, Andrew Brunette, souligne aussi avec justesse que ses deux meneurs offensifs doivent s’adapter à beaucoup de nouveauté.
«Jonathan connaît son rôle, on essaie juste de trouver de la chimie. Il n’y a pas beaucoup de gars qui jouent de leur mieux, lui inclus, alors c’est difficile d’avoir de la continuité avec les différents partenaires de trio avec qui on l’a jumelé.»
Marchessault abonde dans le même sens que son entraîneur tout en notant qu’il doit trouver la solution lui-même.
«Les gens ne réalisent pas que, quand tu changes d’organisation, que tu changes d’entraîneur, de système et de coéquipiers de trio assez souvent depuis le début de la saison, c’est difficile de prendre ton envol.
«C’est sûr que l’adaptation est plus difficile. Ça fait partie du jeu, et je dois prendre la responsabilité de m’en sortir. C’est une question de quand, en espérant que ça vienne le plus tôt possible.»
En discuter
Stamkos, qui est âgé de 34 ans, n’est pas plus heureux que Marchessault de ne pas connaître le même succès qu’il a eu pendant ses 16 saisons à Tampa Bay.
«On s’en parle beaucoup, admet Marchessault. On est quand même dans la même situation. On a produit dans le passé et on a de la misère à produire cette année.
«On essaie de voir ce qu’on peut faire mieux. On a joué un petit bout de temps ensemble et on voulait que ça marche. C’est difficile de jouer plusieurs matchs en ligne et de ne pas produire offensivement.»
Le joueur originaire de Cap-Rouge souligne qu’il n’est pas devenu le joueur qu’il est du jour au lendemain et qu’il va trouver son identité chez les Preds.
«À Vegas, je suis parti en étant un joueur complètement différent que lorsque je suis arrivé, alors ça va prendre du temps. On est rendus à 26 matchs, ça ne m’a pas pris 26 matchs pour me rendre où je suis. Et je n’ai pas signé pour un an avec Nashville, j’ai signé pour cinq ans.»