Le changement d’image de Zachary L’Heureux
Il joue de manière beaucoup plus disciplinée


Dave Lévesque
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Zachary L’Heureux s’est forgé une réputation de mauvais garçon dans la LHJMQ et il tente maintenant de se défaire de cette image.
En quatre saisons dans le circuit junior, il a été suspendu à neuf reprises pour un total de 37 matchs. Une suspension de dix matchs pour avoir tenté de darder des spectateurs à Gatineau avait marqué l’imaginaire en février 2023. Ce n’est pas le genre de geste auquel on s’attend d’un choix de première ronde (27e au total en 2021).
«Pour l’instant, il fait une belle job par rapport à ça, souligne son coéquipier Alexandre Carrier. Je n’ai pas vu comment il était chez les juniors, mais il fait bien avec nous. Il va proche de la ligne, mais il reste du bon côté. Il connaît son rôle et ses forces.»
La preuve en est que L’Heureux n’a que dix minutes de punition en 21 matchs.
Mèche courte
L’Heureux sait qu’il traîne un historique et il a fait les efforts nécessaires pour corriger ses mauvais plis.
«La mèche est courte alors il s’agit de le faire intelligemment. Je le sais que dans le passé, que ce soit avec les arbitres ou avec des suspensions, j’ai eu un peu de trouble alors je veux montrer à l’entraîneur et à l’organisation que je suis capable de le faire à ce niveau-ci constamment et que je suis sur la ligne, mais que je ne la dépasse pas tout le temps.»
Il peut aussi compter sur l’appui de compatriotes québécois, notamment Alexandre Carrier qu’il connaît bien puisqu’ils s’entraînent ensemble l’été.
«De bons coéquipiers, ça aide, mais au final c’est moi, entre mes deux oreilles, qui me suis dit qu’assez, c’est assez. La maturité, c’est sûr que ça aide aussi.»
Bonne impression
L’Heureux a amorcé la saison à Milwaukee, dans la Ligue américaine, mais n’y est resté que quatre parties avant d’être rappelé par les Predators avec qui il a joué 21 rencontres depuis.
«Je trouve que ça va vraiment bien, admet le jeune homme. Évidemment, il y a des matchs plus difficiles que d’autres, mais j’ai fait une bonne job pour trouver ma game, mon identité, minimiser les erreurs, jouer discipliné et avoir un impact positif pour l’équipe chaque soir.»
«Il a eu une belle progression en arrivant, confirme l’entraîneur-chef Andrew Brunette. Il a ensuite eu un petit passage à vide, et il retrouve ses repères, je crois qu’il a été notre meilleur attaquant mercredi soir. Il a un talent pour avoir la rondelle autour de lui, il a un bon bâton et de l’instinct.»
Jonathan Marchessault a aussi lancé des fleurs à son jeune coéquipier.
«Ce que j’aime de Zach, c’est qu’il s’est rendu ici en travaillant fort. Il a acquis la confiance de notre entraîneur très vite et c’est quelque chose qui est rare pour un jeune de 21 ans. Dans le début de saison qu’on a, on n’a pas nécessairement énormément de positif, mais ça, c’est certainement un élément positif.»