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Le chef du Parti québécois dénonce les propos «outranciers» de ses adversaires

2022-09-12T19:36:48Z

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Le chef du Parti Québécois, qui est demeuré prudent depuis le début de la campagne lorsque venait le temps de critiquer ses adversaires, a lancé un appel au calme et vivement dénoncé les déclarations «irresponsables» et «outrancières» des autres chefs sur l’immigration, lundi.

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«C’est facile de faire le buzz, c’est facile de faire la Une en traitant ses adversaires de minables ou de retenir toute l’attention médiatique en parlant de menace ou de peur ou associant la violence à l’immigration», a déclaré Paul St-Pierre Plamondon lors d’une mêlée de presse à Val-d’Or.

Il réagissait aux propos récents de la chef libérale Dominique Anglade et du chef caquiste François Legault.

«Les Québécois ne doivent pas se faire confisquer un débat qui est fondamental et très important sur l’avenir du français et sur l’immigration par des déclarations qui sont exagérées et outrancières», a-t-il affirmé avant d’appeler tous les chefs à élever le débat.

«J’aimerais lancer un appel au calme», a-t-il insisté. 

«On ne peut pas, comme société, s’empêcher de débattre de l’avenir du français et du modèle d’immigration parce que Dominique Anglade et François Legault ont décidé qu’ils n’avaient pas la hauteur pour mener ces débats avec le sens des responsabilités que ça implique», a ajouté le chef.

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Il souhaite plutôt un débat sur les politiques publiques et croit que les Québécois méritent mieux qu’un «concours d’insultes». 

Élu intimidé

Le député et candidat caquiste Éric Lefebvre dénonçait aujourd’hui l’intimidation qu’il a subie devant sa propriété par un groupe de manifestants, jeudi.

Questionné à savoir si le ton de campagne contribuait à jeter de l’huile sur le feu sur et à attiser la colère de certains électeurs, M. St-Pierre a indiqué que «ça n’aide en rien, à aucun niveau». 

Le parti précise que ses candidats n’ont pas eu à faire appel à des agents de sécurité pour moment, mais qu’ils ont porté plainte à la police pour deux événements. Le premier fut en début de la campagne lorsqu’un enseignant du secondaire s’est filmé en train de coupé la pancarte du candidat Yastene Adda, dans Anjou–Louis-Riel, ce qui est illégal.

Puis il y a 6 jours, le local électoral de la candidate dans Taschereau, Jeanne Robin, a été vandalisé.

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