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Cohésion sociale et immigration : des propos «minables», selon Anglade

2022-09-12T15:44:25Z
2022-09-12T18:52:20Z

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La cheffe libérale affirme que François Legault fait délibérément de la «petite politique» mesquine et minable en liant dans ses discours la violence et la cohésion sociale avec l’immigration.

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«François Legault, cette semaine, il nous a dit que l’immigration avait un lien avec la violence et il récidive par rapport à la cohésion sociale», a affirmé Dominique Anglade lors d’un point de presse ce matin à Laval. 

«C’est de la petite politique qu’il fait. Il veut diviser les Québécois. C’est petit, c’est mesquin, c’est minable». 

Elle ajoute que le premier ministre sortant «appelle les plus bas instincts» et qu’il «nourrit la peur de l’autre». 

«C’est la plus vieille forme de politique de nous monter les uns contre les autres», a-t-elle déclaré, soutenant que les propos du chef de la CAQ sont «délibérés». 

Écoutez l'entrevue avec Tasha Kheiriddin, chroniqueuse au National Post et directrice pour la firme Navigator à l’émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10 h 20 via QUB radio : 

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Déclin du français

Dimanche en fin de journée, François Legault a déclaré que le Québec devait freiner le déclin du Français pour garder sa cohésion sociale. Il a ensuite soutenu que les partis, comme Québec solidaire, qui souhaitent hausser grandement les seuils d’immigration menaçaient la cohésion nationale. 

«Pourquoi les Québécois se sont serré les coudes pendant la pandémie? Parce qu’on est une nation, un peuple qui est tissé serré. Puis au cœur de cette nation, il y a le français. Puis là, il y a une certaine urgence... On l’a vu dans les études qui ont été déposées dernièrement, qu’il y a un déclin du français. Donc c’est important, pour garder cette cohésion nationale, d’arrêter le déclin du français», a-t-il affirmé. 

À la suite d’une question d’un journaliste sur, le chef de la CAQ a enchaîné en disant : «c’est sûr que les partis qui veulent aller à 70 000, 80 000 par année, de nouveaux arrivants, c’est comme mathématique. Si on veut arrêter le déclin pendant un certain temps, il faut mieux intégrer les nouveaux arrivants au français.» 

Bien les intégrer

Outrée par les propos du chef de la CAQ, Dominique Anglade a soutenu que le premier ministre s’était ainsi attaqué avec cette déclaration aux personnes qui ont bâti le Québec. 

«Aujourd’hui, il paraît qu’il est dans le Mile-îles [Laval], j’espère qu’il rencontre des gens qui sont d’origine italienne, chilienne, cambodgienne, grecque parce que tout ça, c’est ça qui a bâti le Québec que moi je connais. Le Québec qu’on connaît, que mes parents ont choisi», a-t-elle mentionné. 

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Mme Anglade admet toutefois qu’il est important de bien intégrer les immigrants. 

«Il faut absolument qu’il y ait une intégration qui soit réussie. C’est pour ça qu’on propose toute la question de la régionalisation de l’immigration», a-t-elle dit, réitérant qu’elle hausserait le seuil d’immigration à 70 000 par année. 

Écoutez la rencontre Montpetit-Déry diffusée chaque jour en direct 13 h 55 via QUB radio : 

QS dénonce de nouveau les propos de Legault

Le porte-parole de Québec solidaire a de nouveau dénoncé les propos du chef caquiste lundi. «Quand François Legault parle d’immigration, c’est toujours négatif, toujours un ton pas le fun. Il nous parle de menace, ça a toujours l’air d’être un problème, pour lui, l’immigration. Je trouve ça dommage», a commenté Gabriel Nadeau-Dubois.  

À ses côtés, la candidate solidaire dans Ungava, Maïtée Labrecque-Saganash a fait remarquer que l’usine locale de Chantiers Chibougamau, que la caravane venait de visiter, compte beaucoup sur l’immigration pour pallier la pénurie de main-d’œuvre. Un employé sur cinq dans l’usine a été recruté aux Philippines.   

«L’autre fois, j’étais dans la rue, il y avait des enfants philippins, cris, jamésiens qui jouaient ensemble... Quand je parle de cohésion sociale, il faut arrêter d’avoir des propos dangereux [pour] cette cohésion-là», a dit Mme Labrecque-Saganash en parlant d’un succès pour l’intégration des nouveaux arrivants à Chibougamau.  

- avec Patrick Bellerose, Bureau parlementaire

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