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Le chanteur country acadien micmac Louis Bérubé lance un cri du cœur aux Métis de l’Est du Canada

Marie-Claude Doyle

2026-03-12T10:00:00Z

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À la fin des années 1990, Louis Bérubé a commencé à fouiller dans sa généalogie pour en apprendre plus sur ses ancêtres. Il était loin de se douter que ce qu’il allait déterrer du côté de sa mère serait tout un pan de l’histoire des Métis de l’Est du Canada. « Quand j’ai commencé à faire de la généalogie, j’ai trouvé des frères de ma mère qu’elle n’a jamais connus et qui sont décédés aujourd’hui. J’ai passé un test d’ADN et ça a révélé que j’avais un pourcentage de sang micmac, dit-il. J’ai voulu savoir qui était mon grand-père. Il y a deux ans, j’ai appris à ma mère, qui avait 75 ans à l’époque, que son père avait été adopté en 1916. Elle ne le savait pas. On dit que les Métis de l’Ouest sont les seuls au Canada, alors que les premiers Métis proviennent de l’Est. Les Premières Nations ont renié une partie de leurs matriarches amérindiennes qui ont marié des hommes blancs. Ils ont donc effacé la moitié de leur peuple. Ce qui s’est passé avec eux, il s’est passé un peu la même chose avec la famille de ma mère. Je suis Métis. J’ai 57 ans et ça fait 30 ans que je fais des recherches là-dessus. Je ne connaissais pas mes grands-parents. Il y a des oncles que je n’ai jamais vus, et ma mère non plus. Les Métis existent et ce n’est pas parce qu’on a voulu les assimiler à travers la population canadienne que l’histoire est effacée. Le sang laisse des traces dans l’être humain », relate le chanteur Néo-Brunswickois qui réside à Saint-Quentin.

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Un grand-papa choyé

Le chanteur doit une partie de son succès à sa femme, Annik Caron, qui l’épaule dans tout. « C’est mon bras droit. Quand on s’est rencontrés, j’avais 13 ans et elle, 9 ans. On passe des bouts rough comme tout le monde, mais c’est à nous de rester forts. » En 27 ans de mariage, c’est normal, après tout. Le couple a trois enfants. Leur fils aîné, Sébastien (35 ans), est au doctorat en littérature, le cadet, Jonathan (33 ans), travaille en construction et leur fille, Rémika (29 ans), projette de s’ouvrir une garderie après sa formation dans le domaine. Aujourd’hui, il réalise aussi toute la chance qu’il a de pouvoir être auprès de ses deux petits-fils et de ses cinq petites-filles qui ont entre un an et demi et neuf ans, alors qu’à leurs âges, il n’a pas pu profiter de ses grands-parents. « Je n’ai connu ni mon grand-père ni ma grand-mère, que je n’ai vue que deux fois dans ma vie, quand elle est venue voir ma mère. Je devais avoir 14 ans. Je suis chanceux parce que Jonathan est mon voisin, alors on voit souvent nos deux petites-filles et elles viennent chanter à la maison. »

La chanson Métis est disponible sur les plateformes numériques. Pour connaître ses dates de spectacles : louisberube.com

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