Le CH dans une «zone dangereuse»

TVA Sports
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La saison 2024-2025 du Canadien de Montréal n’est vieille que de 11 matchs, mais déjà, l’équipe piétine, voire régresse, d’une manière qui en inquiète plusieurs.
La tenue du Tricolore et la progression de sa reconstruction ont rebondi sur la table de la populaire baladodiffusion «32 Thoughts» du journaliste de Sportsnet Elliotte Friedman, vendredi, et ce dernier n’a pas hésité à mettre les choses en perspective.
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Friedman a d’abord rappelé que si le marché montréalais n’est pas une destination populaire pour les joueurs de la LNH, à l’heure actuelle, il le sera lorsque l’équipe atteindra son potentiel et deviendra compétitive.
Et en ce moment, l’organisation compte sur plusieurs espoirs de qualité après trois saisons à écumer les bas-fonds du classement général, a-t-il rappelé.
«Je les regarde et je vois beaucoup de gars qui pourraient devenir de bons joueurs dans une bonne équipe, a observé Friedman. Mais ça n'arrive pas rapidement.»
«Là, les partisans commencent à s'impatienter, a-t-il poursuivi. Ils perdent plusieurs matchs par de larges écarts. C'est gérable jusqu’à un certain degré. Tu peux changer ta façon de jouer et je suis sûr qu'ils vont travailler là-dessus. Mais Montréal se trouve dans cette zone dangereuse, actuellement, où tu t'inquiètes de faire un échange que tu pourrais regretter.»
Bref, si certains espèrent voir le directeur général du CH, Kent Hughes, booster le processus de reconstruction en frappant un grand coup sur le marché des transactions, ils feraient mieux de réellement penser à ce qu’ils veulent.
Parce qu’à moins d’avoir une chance comme celle que les Rangers de New York ont obtenue en 2019 lorsque le Russe Artemi Panarin a choisi de s’entendre avec eux alors qu’ils étaient en reconstruction, prendre un risque majeur à ce point-ci serait mal avisé, toujours selon le journaliste.
«Alors il faut traverser tout ça», a-t-il résumé, invitant les partisans de l’équipe à demeurer patients.
«La plus grosse erreur qui puisse être faite, c'est de vouloir accélérer le processus en faisant un échange que tu vas regarder dans cinq ans en te disant "celle-là va être mentionnée sur ma pierre tombale", a-t-il illustré. Je pense que (Jeff) Gorton et Hughes sont entièrement conscients de ça.»
Et puis, quel échange pourrait bien fonctionner pour le CH à ce point-ci?
«La façon dont ils perdent actuellement est un problème et ils devront y voir, mais si les gens pensent que le Canadien peut vraiment accélérer (la reconstruction) en ce moment... montrez-moi quelle transaction aurait du sens», a-t-il conclu.