Du grand Montembeault
Le gardien du CH réalise 38 arrêts dans un gain de 2 à 1 contre les Rangers


Jean-François Chaumont
Partager
NEW YORK | Igor Shesterkin a gagné le trophée Vézina en 2022. En première période, le gardien de 27 ans faisait honneur à sa réputation, multipliant les gros arrêts. La foule du Madison Square Garden scandait son nom avec des « Igor, Igor, Igor. »
• À lire aussi: Canadien: Caufield à l’aise sur la grande scène de New York
• À lire aussi: Joshua Roy le Québécois que le CH a failli échapper
• À lire aussi: Canadien: perdre le match et Evans
À l’autre bout de la patinoire, Samuel Montembeault restait bien calme. Il a trouvé une façon de tenir tête à l’un des meilleurs de sa profession. Il n’a pas juste livré un bon combat, il l’a gagné.
Inspiré par les 38 arrêts de Montembeault, le Canadien a triomphé des Rangers 2 à 1, hier, au Madison Square Garden.
« Éric Raymond, notre entraîneur des gardiens, a déjà travaillé pour l’organisation des Rangers et Shesterkin est un gardien que nous regardons beaucoup, a dit Montembeault. C’est vraiment une belle victoire. Il a réussi de gros arrêts, mais moi aussi. »
« Je voulais le battre, c’est un gardien qui est tellement calme, a poursuivi le Québécois. Pour le battre, nous devions le faire bouger et nous avons réussi à y parvenir. »
- Ne ratez pas l’émission de Philippe-Vincent Foisy , tous les jours dès 6 h, en direct ou en balado à QUB radio :
Parfait au MSG
Montembeault a touché du bois en répondant à une question sur le bonheur de jouer dans un endroit mythique comme le Madison Square Garden.
« Je n’ai jamais perdu dans cet édifice, a-t-il répliqué avec le sourire. J’aimerais bien poursuivre cette séquence. »
En trois matchs à New York, Montembeault a bien signé trois victoires, une avec les Panthers et deux avec le Tricolore.
Au-delà de sa fiche contre les « Blue Shirts » à Manhattan, le gardien de 26 ans a montré qu’il a aussi un côté endurant avec deux départs de qualité en deux soirs. Avec la blessure de Jake Allen, il en était à un quatrième départ d’affilée.
Pour le logo
Avec la perte d’un autre centre en Jake Evans, le CH ressemblait à une équipe qui partait à la guerre sans trop de munitions. Mais les visiteurs ont fait preuve de caractère.
« Les Rangers étaient 13-2-2 à leurs 17 derniers matchs, a rappelé Martin St-Louis. Ils nous attendaient à la maison, ils n’avaient pas joué samedi. Pour nous, nous devions nous revirer rapidement après notre match à Long Island. Nous avions des blessés. Il y avait bien des excuses. Mais dans la LNH, tu n’as pas le choix de continuer, les autres équipes ne te prendront pas en pitié. »
« C’est une grosse victoire de caractère. Tout le monde était engagé. Ça jouait pour le logo. Je suis bien fier des gars. »
(Dvorak, Caufield) AN-4:54
2-NYR: Artemi Panarin (12)
(Chytil, Miller) 16:03
(Suzuki, Armia) 8:56
Ce qu’on a remarqué...
Le boulier
Martin St-Louis a opté pour une formule traditionnelle de douze attaquants et six défenseurs. Mais avec la blessure au genou gauche de Jake Evans, St-Louis a remodelé complètement ses quatre trios. Joel Armia a patiné avec Nick Suzuki et Cole Caufield, Kirby Dach se retrouvait au centre de Mike Hoffman et Josh Anderson, Jonathan Drouin était avec Evgenii Dadonov et Jesse Ylönen, alors que Christian Dvorak avait Michael Pezzetta et Juraj Slafkovsky sur les ailes. Sur papier, on pouvait douter de la composition des trios. Une fois sur la glace, les quatre unités ont offert une prestation très honnête.
Une rare passe
Cole Caufield a maintenant 26 buts et 10 passes. Il a une fiche digne d’un gagnant du trophée Cy Young dans les années 1970 au baseball, une époque où les lanceurs avaient des bras en caoutchouc et qu’ils lançaient plus de 300 manches par année.
On revient au hockey. Face aux Rangers, Caufield a marqué son 26e, mais il a aussi obtenu une passe sur le but de Dach en supériorité numérique. Le numéro 22 n’avait pas récolté une passe depuis le 23 novembre contre les Blue Jackets à Columbus. Il a donc freiné une série de 23 rencontres sans une seule passe. Au cours de cette période, il a touché la cible à 13 reprises.
Slafkovsky ne termine pas le match
Juraj Slafkovsky risque de revoir Igor Shesterkin dans ses rêves. Le gardien des Rangers a réalisé deux gros arrêts à ses dépens. Le premier de classe du repêchage de 2022 aura toutefois d’autres inquiétudes quand il posera sa tête sur son oreiller. Blessé en troisième période, le Slovaque n’a pas joué les neuf dernières minutes de la rencontre.














