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Le Canadien est en bonne position pour le sprint final vers les séries

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-02-05T12:23:56Z
2026-02-05T13:38:38Z

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WINNIPEG | À l’approche de la pause olym­pique, Mar­tin St-Louis a lancé à ses trou­piers que, dans les der­nières cen­taines de mètres d’un mara­thon, cer­tains se conten­taient de jog­ger alors que d’autres sprin­taient jusqu’à la ligne d’arri­vée.

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Avec une récolte de neuf points sur une pos­si­bi­lité de 10, force est d’admettre que ses joueurs n’ont pas levé le pied.

«Com­ment tu vas réagir en voyant la ligne d’arri­vée, c’est une situa­tion qui se joue davan­tage au niveau men­tal qu’au niveau phy­sique», a sou­tenu l’entraî­neur du Cana­dien, mercredi, après la victoire de 5 à 1 contre les Jets de Winnipeg.

Sauf que, par­fois, même si on a toute la volonté du monde, ça demeure dif­fi­cile de mettre un pied devant l’autre. Le Cana­dien l’a vécu l’an der­nier en ne rem­por­tant qu’un seul des neuf matchs le menant à la pause de la Confron­ta­tion des 4 nations.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP


«C’est assu­ré­ment une amé­lio­ra­tion par rap­port à l’an der­nier. Plu­sieurs de nos joueurs sont les mêmes, mais on n’a pas la même équipe, a affirmé St-Louis. On a plus d’expé­rience. Notre par­ti­ci­pa­tion aux séries éli­mi­na­toires nous a fait gagner en matu­rité et nous a per­mis de mieux négo­cier avec les bas d’une sai­son.»

«On ne vou­lait pas que ça se repro­duise cette année», a-t-il pour­suivi.

Les récents suc­cès du Cana­dien lui per­met­tront d’amor­cer le sprint final dans une excel­lente pos­ture. Reprendre là où il a laissé au cours de la dizaine de der­niers jours lui per­met­trait d’enta­mer le tour­noi prin­ta­nier sans avoir déjà la langue à terre.

«L’an passé, après la Confron­ta­tion des 4 nations, il a fallu faire une méga­pous­sée pour essayer d’entrer dans les séries éli­mi­na­toires. Cette fois, ce sont les autres équipes qui devront nous rat­tra­per», a sou­tenu Samuel Mon­tem­beault.

L'esprit en paix

Inac­tif depuis le 24 jan­vier, Mon­tem­beault est jus­te­ment celui que St-Louis avait dési­gné pour affron­ter les Jets. Celui-ci a offert une solide per­for­mance de 36 arrêts qui, de son propre avis, lui per­met­tra de «par­tir en pause l’esprit en paix, sans trop pen­ser».

«Je me suis bien senti tout au long du match. Hier [mardi], même si on n’a pas patiné, je suis allé au gym de l’hôtel avec [le pré­pa­ra­teur phy­sique], a-t-il men­tionné. On a tra­vaillé sur cer­taines choses pour que je bouge un peu et ce soir mes jambes étaient là tout le match.»

Voilà sans doute ce qui lui a per­mis d’avoir l’éner­gie, la force et la flui­dité néces­saires pour réa­li­ser quelques arrêts sur des deux contre un bien orches­trés par les atta­quants adverses. Vla­di­slav Namest­ni­kov, Nino Nie­der­rei­ter et Cole Per­fetti ont été au nombre de ses vic­times sur des actions sem­blables.

Une soirée émotive

Par ailleurs, Mon­tem­beault n’avait pas encore eu l’occa­sion de s’adres­ser aux médias depuis le congé­die­ment d’Éric Ray­mond, la semaine der­nière. Le gar­dien de 29 ans a raconté qu’il avait vécu une soi­rée pas­sa­ble­ment émo­tive.

«Quand j’ai appris la nou­velle, j’étais au télé­phone avec mes parents qui étaient en train de m’annon­cer que ma grand-mère était décé­dée. Je per­dais mon entraî­neur et ma grand-mère en même temps, a-t-il indi­qué. C’était une soi­rée émo­tive.»

Sur­pris par le moment de la déci­sion, Mon­tem­beault per­dait ainsi celui qui fut, en quelque sorte, son com­plice des quatre der­nières années et demie.«On avait déve­loppé une belle rela­tion. Il m’a tel­le­ment aidé depuis que je suis ici. Il m’a per­mis d’être le gar­dien que je suis pré­sen­te­ment.»

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