Le Canadien est en bonne position pour le sprint final vers les séries

Jonathan Bernier
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WINNIPEG | À l’approche de la pause olympique, Martin St-Louis a lancé à ses troupiers que, dans les dernières centaines de mètres d’un marathon, certains se contentaient de jogger alors que d’autres sprintaient jusqu’à la ligne d’arrivée.
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Avec une récolte de neuf points sur une possibilité de 10, force est d’admettre que ses joueurs n’ont pas levé le pied.
«Comment tu vas réagir en voyant la ligne d’arrivée, c’est une situation qui se joue davantage au niveau mental qu’au niveau physique», a soutenu l’entraîneur du Canadien, mercredi, après la victoire de 5 à 1 contre les Jets de Winnipeg.
Sauf que, parfois, même si on a toute la volonté du monde, ça demeure difficile de mettre un pied devant l’autre. Le Canadien l’a vécu l’an dernier en ne remportant qu’un seul des neuf matchs le menant à la pause de la Confrontation des 4 nations.

«C’est assurément une amélioration par rapport à l’an dernier. Plusieurs de nos joueurs sont les mêmes, mais on n’a pas la même équipe, a affirmé St-Louis. On a plus d’expérience. Notre participation aux séries éliminatoires nous a fait gagner en maturité et nous a permis de mieux négocier avec les bas d’une saison.»
«On ne voulait pas que ça se reproduise cette année», a-t-il poursuivi.
Les récents succès du Canadien lui permettront d’amorcer le sprint final dans une excellente posture. Reprendre là où il a laissé au cours de la dizaine de derniers jours lui permettrait d’entamer le tournoi printanier sans avoir déjà la langue à terre.
«L’an passé, après la Confrontation des 4 nations, il a fallu faire une mégapoussée pour essayer d’entrer dans les séries éliminatoires. Cette fois, ce sont les autres équipes qui devront nous rattraper», a soutenu Samuel Montembeault.
L'esprit en paix
Inactif depuis le 24 janvier, Montembeault est justement celui que St-Louis avait désigné pour affronter les Jets. Celui-ci a offert une solide performance de 36 arrêts qui, de son propre avis, lui permettra de «partir en pause l’esprit en paix, sans trop penser».
«Je me suis bien senti tout au long du match. Hier [mardi], même si on n’a pas patiné, je suis allé au gym de l’hôtel avec [le préparateur physique], a-t-il mentionné. On a travaillé sur certaines choses pour que je bouge un peu et ce soir mes jambes étaient là tout le match.»
Voilà sans doute ce qui lui a permis d’avoir l’énergie, la force et la fluidité nécessaires pour réaliser quelques arrêts sur des deux contre un bien orchestrés par les attaquants adverses. Vladislav Namestnikov, Nino Niederreiter et Cole Perfetti ont été au nombre de ses victimes sur des actions semblables.
Une soirée émotive
Par ailleurs, Montembeault n’avait pas encore eu l’occasion de s’adresser aux médias depuis le congédiement d’Éric Raymond, la semaine dernière. Le gardien de 29 ans a raconté qu’il avait vécu une soirée passablement émotive.
«Quand j’ai appris la nouvelle, j’étais au téléphone avec mes parents qui étaient en train de m’annoncer que ma grand-mère était décédée. Je perdais mon entraîneur et ma grand-mère en même temps, a-t-il indiqué. C’était une soirée émotive.»
Surpris par le moment de la décision, Montembeault perdait ainsi celui qui fut, en quelque sorte, son complice des quatre dernières années et demie.«On avait développé une belle relation. Il m’a tellement aidé depuis que je suis ici. Il m’a permis d’être le gardien que je suis présentement.»