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Le Canadien en arrache contre les gros clubs

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-11-19T03:56:18Z
2023-11-19T04:03:08Z

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Les Bruins des années 1970 ont remporté deux coupes Stanley. Ils en auraient assurément remporté plus s’ils n’avaient pas constamment rencontré le Canadien sur leur route.

Hier soir, au TD Garden, on a eu l’impression d’assister à un retour du balancier. Devant les membres de ces deux équipes championnes, honorés avant la rencontre, les actuels Bruins ont offert une leçon de hockey aux Montréalais.

Dès le départ, on a senti que les locaux ne laisseraient pas une fois de plus les Rouges venir gâcher la fête. Embouteillant le Canadien dans son territoire pratiquement toute la soirée et martelant le filet de Jake Allen de 44 lancers, les Bruins l’ont facilement remporté 5 à 2.

Dans le camp du Canadien, on a été loin de livrer la performance qui avait permis de surprendre cette même formation, en prolongation, il y a une semaine. Le Canadien a travaillé, mais il a travaillé tout croche.

Que ce soit dans les batailles à un contre un, au niveau des mises en échec, des revirements ou de l’accès à la zone adverse, les troupiers de Jim Montgomery ont eu droit à une véritable balade dans le parc.

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Un chocolat chaud pour Jake Allen

C’est le quatrième revers consécutif que subit le Tricolore depuis ce surprenant gain face aux Bruins. Lors de trois de ces quatre rencontres, celles les opposant à des formations de tête, ils ont été déclassés.

Une belle preuve que la route est encore longue avant d’espérer prétendre aux grands honneurs.

« C’est comme une gifle au visage. Ça ne fait pas du bien, mais parfois, c’est ce que ça prend», a laissé tomber Mike Matheson, à ce propos, une fois de retour au vestiaire.

Ce qui est dommage, c’est que cette claque en pleine face est survenue alors que les pères des joueurs du Canadien se trouvaient sur les lieux. C’est un peu gênant.

Cela dit, on ignore si les papas ont pris place auprès de leur rejeton respectif dans l’avion les ramenant à Montréal, histoire de leur remonter le moral.

En tout cas, le seul qui aurait eu droit à un chocolat chaud, c’est Jake Allen. Sans lui, la mornifle aurait eu l’effet de celles qui se distribuent dans les Championnats de combat de claques sur la gueule. Une discipline à découvrir si vous n’y êtes pas déjà familier.

Se marcher sur les pieds

Pour essayer de changer le mal de place, Martin St-Louis avait apporté plusieurs modifications à ses trios. Cole Caufield et Nick Suzuki ont été réunis après cinq rencontres sur des unités différentes. 

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On ne peut pas dire que ce fut un grand succès, les deux complices ne décochant qu’un total de deux lancers sur Jeremy Swayman.

L’entraîneur-chef du Canadien avait également choisi d’éparpiller les membres de son trio des « têtes grises » sur trois unités différentes. Là non plus, le Canadien n’a pas obtenu le résultat souhaité.

Jesse Ylönen et Juraj Slafkovsky, appuyés par Sean Monahan, ont connu une soirée pénible. Les deux ailiers se sont marché sur les pieds une partie de la soirée. À plusieurs occasions, en territoire défensif, ils se sont retrouvés du même côté de la patinoire. 

Pas surprenant qu’ils aient reniflé plus souvent l’odeur d’Allen que celle de son vis-à-vis. Et ce, même s'ils ont terminé tous les deux à +1 et même si le Slovaque a récolté deux points, dont son deuxième but de la saison.

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