Slafkovsky et Newhook en terrain connu: St-Louis chamboule ses trios en ressortant une vieille recette

Jonathan Bernier
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ANAHEIM | À 24 heures de la date limite des transactions, les joueurs du Canadien paraissaient dans une ambiance décontractée sur la glace du Honda Center, où Martin St-Louis a tenu un entraînement à la veille du match contre les Ducks.
Adam Nicholas, l’entraîneur du développement des habiletés dont le niveau d’énergie avoisine toujours l’hyperactivité, était une fois de plus bien en voix. Arber Xhekaj se promenait en territoire neutre en bousculant amicalement ses coéquipiers et les joueurs vêtus de rouge ont hurlé de joie lorsqu’ils ont gagné la compétition à la toute fin de la séance.
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Il n’y a que Jakub Dobes qui semblait avoir le moral un peu dans les talons. Il l’aura possiblement jusqu’à samedi puisque St-Louis a confirmé que Samuel Montembeault affronterait les tirs des Ducks vendredi.
Bref, personne ne semblait inquiet qu’un coéquipier change d’adresse au cours des heures suivantes. La vie et, surtout, la saison ont suivi leur cours. Un cours qui, cette fois-ci, a incité St-Louis à procéder à quelques modifications au sein de ses trios.
Avec Juraj Slafkovsky à la droite de Cole Caufield et de Nick Suzuki de même qu’Alex Newhook à la gauche d’Oliver Kapanen et d’Ivan Demidov, on avait l’impression de reculer de quelques mois.
Zachary Bolduc, Jake Evans et Kirby Dach ainsi que Josh Anderson, Phillip Danault et Brendan Gallagher formaient les deux autres trios.
Moins de glace pour Kapanen
Bien que les deux premières unités en aient arraché à San Jose et qu’autant Slafkovsky que Kapanen et Demidov paraissent moins efficaces depuis le retour de la pause olympique, St-Louis a assuré que ces modifications n’avaient rien à voir avec les récentes performances de l’équipe.
« Je ne change pas les lignes parce que Kapi ou Demi ne jouent pas bien, a-t-il soutenu. J’essaie de bâtir des trios de façon à gérer les choses sur la route. Je n’ai pas les derniers changements. J’essaie de voir si c’est possible d’aller chercher plus de constance à travers les trios. »
La réalité de ne pas miser sur le dernier changement explique sans doute pourquoi Kapanen a été limité à seulement 9 min 55 s de temps de jeu mardi soir. Dont 8 min 42 s à forces égales.
Cela dit, le Finlandais a dû se contenter de plus ou moins 12 minutes d’action lors des deux dernières rencontres disputées au Centre Bell.
Le Slafkovsky nouveau
Newhook était donc de retour à la gauche du duo avec lequel il a connu passablement de succès avant qu’une fracture à la cheville droite le place sur la touche pour 40 matchs. Au moment de tomber au combat, il avait récolté 12 points, dont six buts, en 17 matchs.
« On a très bien amorcé la saison, a reconnu Newhook. On est capable de lire l’un et l’autre relativement bien. On joue avec beaucoup de rythme, ce qui nous permet de garder la défense adverse sur les talons. Voilà où il nous faut reprendre. »
À plusieurs occasions au cours des derniers mois, on a affirmé que Slafkovsky s’était grandement amélioré auprès de Demidov et de Kapanen. Comme si, jumelé avec ces deux recrues, le Slovaque s’était permis d’éclore et d’utiliser davantage sa palette de talents.
« J’ai grandi énormément comme joueur. Je transporte plus la rondelle, je suis plus à l’aise dans la contre-attaque, je prends de meilleures décisions avec la rondelle. Il y a un paquet de petites choses que je fais mieux. Je pourrais en énumérer pendant longtemps », a-t-il affirmé, toujours pince-sans-rire.
L’important sera qu’il les mette en application.
- Mike Matheson s’est absenté de l’entraînement pour bénéficier d’une journée de traitement.