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Le Bosse Field : lieu d’une conquête anticipée

Le troisième match de la finale de la Ligue Frontière de baseball était présenté dans un stade mythique

Photo Benoît Rioux / Le Journal de Montréal
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2023-09-16T00:00:00Z

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EVANSVILLE, Indiana – Fort d’un riche passé, le mythique Bosse Field, avec sa brique rouge, ses bancs verts en bois et ses multiples poutres, a de quoi bercer tout amoureux de baseball. Il n’était toutefois pas question pour les Capitales de Québec de se laisser endormir par ce lieu dans le cadre de la finale de la Ligue Frontière de baseball. 

Les Capitales sont débarqués à Evansville dans le seul et unique but d’écrire un nouveau chapitre de leur propre histoire, soit un neuvième championnat.

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Dès l’entraînement au bâton, avant le match de vendredi, le gérant Patrick Scalabrini a fait une grande marche autour du terrain pour inspecter le territoire des fausses balles, entre autres. La séance d’avant-match devait aussi aider les joueurs à se familiariser avec l’environnement.

Photo Benoît Rioux / Le Journal de Montréal
Photo Benoît Rioux / Le Journal de Montréal

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« On affronte un grand droitier et on lance de cet angle pour aider nos frappeurs à bien visualiser pendant l’entraînement au bâton », a mentionné Scalabrini, notant la présence d’un mur beige au champ centre pouvant empêcher de bien voir la balle.

En mission

Rien n’était laissé au hasard. De leur côté, les joueurs d’avant-champ devaient épouser la surface de jeu et cette pelouse naturelle, sachant très bien que le lanceur partant des Capitales Steven Fuentes, prévu pour le match de vendredi, en est un qui force souvent les joueurs adverses à frapper des roulants.

« Il faut s’assurer de connaître un peu mieux le terrain, mais la surface ici est quand même bonne », faisait remarquer David Glaude, avant le début de la rencontre. 

Photo Benoît Rioux / Le Journal de Montréal
Photo Benoît Rioux / Le Journal de Montréal

Si jamais les Capitales devaient l’emporter, Scalabrini et ses ouailles auront bien d’autres moments, après les célébrations d’usage, pour s’émoustiller devant le fait que le championnat de 2023 a été remporté dans un lieu où, par exemple, Madonna et Geena Davis ont mis les pieds lors du tournage de plusieurs scènes du film Une ligue en jupons. Même chose pour le fait que l’ouverture du Boose Field remonte à 1915, qu’on y a compté un club de football au début des années 1920 lors des balbutiements de la NFL et que le légendaire joueur de baseball Don Mattingly a grandi tout près, si bien que la rue du stade a été rebaptisée à son nom. 

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Le défi de gagner à l’étranger

Des huit premiers championnats remportés par les Capitales, seulement deux l’ont été en territoire ennemi. Le tout premier en 2006, à Brockton, alors que Michel Laplante, aujourd’hui président de l’équipe, était le gérant du club dans la Ligue Can-Am. En 2012, c’est au New Jersey que le club de Québec, déjà dirigé par Scalabrini, concluait la finale contre les Jackals.

« C’est la plus belle histoire sportive que j’ai vécue», avait d’ailleurs souligné Laplante, après la conquête des Capitales en 2006.

Depuis, l’équipe de Québec a continué d’écrire de nouveaux chapitres, les uns après les autres. Il n’y a que certains lieux qui changent. Cette fois, c’est le Bosse Field qui avait la possibilité de s’ajouter comme témoin. Chose certaine, la saison 2023 des Capitales aura, peu importe l’issue, marqué bien des esprits.

Dans le calepin...

  • L’ambiance était festive, vendredi soir, au Bosse Field. Malgré des gradins dégarnis dans certaines portions du stade, une foule de 4632 spectateurs a été annoncée. Le prix du billet à Evansville: 2$. Oui, deux dollars, le temps des éliminatoires. En saison régulière, c'était 6$. Les Capitales avaient remporté les deux premières parties à Québec dans cette série 3 de 5 avant se rendre à Evansville pour, potentiellement, les matchs numéro 3, 4 et 5. 
  • Après Steven Fuentes vendredi soir, les possibles partants pour les Capitales, en cas de défaite, sont Ruben Ramirez (samedi) et Abdiel Saldana (dimanche).
  • Les Otters profitaient vendredi de la présence de deux joueurs qui n'étaient pas à Québec, plus tôt cette semaine, en raison de problèmes reliés aux douanes: Jeffrey Baez et Jomar Reyes. Baez occupait le quatrième rang dans la formation offensive d'Evansville.
  • Dès vendredi matin, d’importantes rénovations avaient lieu à l’hôtel où logent les Capitales, à Evansville. Ça s’est déjà vu dans le monde du sport, mais dans ce cas-ci, ces coups de marteau ne figurent pas dans une stratégie des Otters pour nuire au sommeil du club adverse.
  • Accompagnant l’équipe malgré sa présence sur la liste des joueurs blessés, Kyle Crowl en a impressionné plusieurs dans l’autobus entre Indianapolis et Evansville. Il a ainsi interprété l’hymne national canadien. En français, svp.
  • Fait inusité : les Capitales de Québec et les Otters d’Evansville ont chacun été couronnés champions, en 2006. Dans la Ligue Can-Am et dans la Frontier League, respectivement.
  • Avant de faire un bout de chemin dans les présentes séries, les Otters avaient une piètre fiche de 1-10 lors de parties éliminatoires depuis leur triomphe de 2016.
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