Lane Hutson déjà parmi les grands de l’histoire du Canadien

Mylène Richard
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En obtenant une aide sur le premier but de la saison de Jayden Struble, jeudi soir, Lane Hutson est devenu le quatrième arrière de l’histoire du Canadien à connaître une saison d’au moins 70 points, après Larry Robinson (trois fois), Guy Lapointe (deux fois) et Chris Chelios.
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« Je ne savais pas. C’est vraiment cool ! a admis le petit Américain de 22 ans, sourire en coin, au terme d’une victoire de 2 à 1 face aux Blue Jackets de Columbus.
« Il y a plusieurs défis au cours d’une saison, a-t-il poursuivi. Les attentes sont toujours élevées pour tout le monde. Il faut simplement continuer à jouer et à apprendre. J’essaie de faire ça et j’ai encore beaucoup à apprendre. »
Ça faisait 37 ans que ce n’était pas arrivé. La dernière fois, Chelios avait récolté 73 points. La meilleure production est venue de Robinson avec 85 points en 1976-1977.
« Il est fantastique, je n’ai qu’à lui remettre la rondelle et on sait à quel point il peut faire des choses spéciales », a noté Struble.
La mouche de Martin St-Louis
Après avoir amassé 66 points comme recrue, Hutson a maintenant 70 points en 71 matchs. La guigne de la deuxième campagne ne semble pas l’affecter.
« Si tu étais une mouche sur le mur, tu verrais ce qu’il fait tous les jours, comment il se prépare, a imagé l’entraîneur-chef, Martin St-Louis. Je ne suis pas surpris. C’est très rare que les gars de deuxième année qui ont cette passion-là et cette éthique de travail connaissent la guigne de la deuxième saison. »

Dobes étincelant
Pour une deuxième soirée de suite au Centre Bell, Jakub Dobes a été l’un des héros. Mardi, il avait repoussé 41 rondelles. Jeudi, ce sont 25 tirs qu’il a stoppés.
À défaut de pouvoir recueillir ses commentaires dans le vestiaire – il n’a pas jasé avec les médias depuis quelques jours –, ses coéquipiers ont souligné ses exploits.
« Il a de la confiance et il joue très bien. C’est important d’avoir ça et de continuer de travailler fort. C’est bien pour lui », a soutenu Mike Matheson, notant que le Tchèque semblait aimer recevoir plusieurs lancers.
« Comme équipe, on aimerait être meilleur devant lui, mais on doit lui donner beaucoup de crédit », a ajouté le Québécois.
« Il est tellement en feu présentement, c’est bien de voir ça », a renchéri Struble.

Un compétiteur
Ce qui impressionne le plus Hutson chez Dobes, c’est sa façon de compétitionner.
« On ne sera pas à 100 % chaque soir, mais sa résilience et sa façon de rebondir après un retour, un but ou peu importe, c’est impressionnant », a dit le numéro 48, qui ne s’est pas gêné pour le défendre quand Boone Jenner lui a foncé dessus.
« On doit être prêt à tout, surtout à ce moment-ci de la saison. Ça fait partie du jeu. Je ne suis pas spécialement bon pour ça, mais j’essaie d’être engagé quand il le faut », a-t-il expliqué.

Pour St-Louis, Dobes est l’une des principales raisons des succès du Tricolore.
« Le hockey, c’est un jeu d’erreurs, tu essaies d’en faire le moins possible, mais quand tu en fais, tu espères que ton gardien les répare. Il le fait », a indiqué le coach.
– Avec la collaboration de Benoît Rioux