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Lane Hutson a un nouvel admirateur: Larry Robinson

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2026-04-28T21:10:45Z

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Même s’ils n’ont pas la même carrure, le légendaire défenseur du Canadien Larry Robinson ne s’inquiète aucunement pour l’avenir de Lane Hutson dans la Ligue nationale de hockey. Au contraire, il fait partie de ses chauds partisans.

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« On dit qu’il ne faut pas juger un livre par sa couverture, je dirais aussi qu’il ne faut pas juger un joueur de hockey par sa taille », vient-il philosopher, durant une entrevue avec Le Journal de Montréal.

Hutson, qui mesure tout juste 5 pi 9 po et pèse un peu plus de 160 livres, compte sur un illustre admirateur en Robinson. Ce dernier l’a notamment observé de près depuis le début des séries éliminatoires.

Larry Robinson, portant la coupe Stanley, le 24 mai 1986.
Larry Robinson, portant la coupe Stanley, le 24 mai 1986. Photo Le Journal de Montréal / Archives

« J’aime le voir jouer, c’est un joueur excitant, dit celui qu’on surnomme Big Bird. Il fait lever les gens de leur siège avec tout ce qu’il réussit sur la patinoire. »

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« On dit qu’il est petit, peut-être, mais c’est un joueur très intelligent et il n’est pas facile à plaquer », d’ajouter Robinson, qui est le meneur chez les défenseurs avec 883 points dans l’uniforme du Canadien en saison régulière.

Comme Phil Housley  

En ressassant ses souvenirs, Robinson pense à Brian Rafalski, qu’il a dirigé en tant qu’entraîneur à ses débuts dans la LNH avec les Devils du New Jersey. Le nom de Phil Housley surgit ensuite rapidement chez les anciens joueurs avec lesquels il tend à comparer Hutson.

« Phil Housley jouait un peu comme lui, mais Hutson est probablement plus rapide, précise Robinson. Si je le compare à Housley, c’est qu’on disait aussi de lui qu’il était trop petit pour être un défenseur, mais il a fait plutôt bien. »

C’est le moins qu’on puisse dire : Housley vient au quatrième rang dans l’histoire de la LNH chez les défenseurs, avec 1232 points en saison régulière. Robinson, lui, pointe au neuvième échelon, avec un total de 958 en carrière. Hutson, 22 ans, a pour sa part déjà récolté 146 points en 166 matchs.

Une vieille connaissance  

En plus d’encourager Hutson, Robinson voue un profond respect à l’entraîneur-chef Martin St-Louis.

« On a souvent dit au gars derrière le banc qu’il n’était pas non plus assez grand pour la Ligue nationale de hockey et il est au Temple de la renommée », a noté Robinson, en traçant un lien évident entre la détermination de Hutson et celle de St-Louis.

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Robinson, 74 ans, fait aussi confiance au directeur général Kent Hughes, qu’il connaît depuis très, très longtemps.

« Pour te dire à quel point je suis rendu vieux, Kent Hughes a déjà joué au hockey dans la même équipe que mon fils Jeffrey dans le West Island au niveau pee-wee, a relaté Robinson. Mon fils était le gardien. »

Ça sent la coupe !  

Aux yeux du célèbre numéro 19, ça ne fait aucun doute : le Canadien sera en mesure de ramener la coupe Stanley à Montréal d’ici quelques années.

« Ce serait merveilleux, dit celui qui détient six bagues de championnat. C’est la meilleure ville de hockey au monde. »

« Le Canadien a présentement la plus jeune équipe en séries éliminatoires, a par ailleurs souligné le légendaire défenseur. J’ai beaucoup d’espoir, je suis convaincu que la coupe Stanley reviendra à Montréal dans les prochaines années. »

Pour le moment, Hutson et le CH ont un important rendez-vous contre le Lightning, mercredi soir, à Tampa.

Un ancien partisan des Expos  

Rencontré dans le cadre du gala Expos Fest, samedi dernier à Laval, l’ancien défenseur du Canadien Larry Robinson ne se fait pas prier pour parler de baseball.

« Quand je jouais à Montréal, j’allais voir pratiquement tous les matchs des Expos avec mon fils Jeffrey. Du moins, autant que possible, et on adorait ça », a-t-il témoigné.

Le lanceur Steve Rogers, avec qui il a discuté amplement durant la soirée de samedi, faisait partie de ses joueurs préférés.

Photo Benoît Rioux
Photo Benoît Rioux

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