L’Alliance de Montréal aide secrètement le Québécois Luguentz Dort
La vedette du Thunder d’Oklahoma City a développé de beaux liens avec la formation

Mylène Richard
Partager
La communauté montréalaise de basketball est tissée serrée et les Québécois qui ont atteint la NBA n’ont pas oublié d’où ils venaient.
• À lire aussi: Match Thunder-Pistons à Montréal: une chance unique pour le Québécois Luguentz Dort
• À lire aussi: Basketball: les ancêtres québécois de l’entraîneur du Thunder d’Oklahoma City
• À lire aussi: [VIDÉO] NBA: Le souvenir d’un Luguentz Dort «timide et indépendant»
• À lire aussi: [PHOTOS] Des jeunes Montréalais rencontrent un champion de la NBA
Les Luguentz Dort, Chris Boucher et Bennedict Mathurin ont d’ailleurs encouragé l’Alliance de Montréal cet été.
«On ne les a pas contactés, assure la présidente de l’équipe de la Ligue élite canadienne de basketball, Annie Larouche. Les gars nous appellent le jour d’un match pour savoir s’il reste de la place.
«C’est aussi arrivé que Luguentz vienne s’entraîner secrètement sur notre court [à l’Auditorium de Verdun], parce qu’il cherchait un plateau de niveau professionnel», révèle-t-elle au Journal.

«Des terrains qui manquent d’amour»
Parlant de courts, c’est un problème qui doit être réglé afin que la métropole québécoise devienne une réelle destination pour le basketball.
«Il y a un manque criant de plateaux. Il y a de plus en plus de jeunes intéressés par ce sport, mais on est obligé de se tourner vers les écoles. Tout le monde se bat pour y avoir accès», dénonce Mme Larouche.
L’Alliance fera sa part, à la hauteur de ses moyens, en remplaçant les filets de certains paniers à travers la ville.
«Il y a des terrains qui manquent beaucoup d’amour. Il y en a qui n’ont même pas de filet, d’autres qui ont des chaînes ou que c’est tout croche ou qu’il manque d’éclairage», déplore l’ancienne employée des Alouettes pendant 25 ans.
Pas en compétition
En attendant que cette situation s’améliore, Mme Larouche se réjouit de la venue de la NBA, qui apporte «un beau rayonnement pour le sport» et «une belle visibilité».
Évidemment, le calibre de la ligue canadienne n’est pas comparable avec celui de la NBA. Et si celle-ci s’installe un jour à Montréal – le projet était au point mort au printemps selon La Presse –, Mme Larouche n’en serait pas inquiétée.
«On parle de deux marchés complètement différents. Nous avons une clientèle familiale avec des billets à 20$», explique-t-elle.
Cinq Québécois
«On vient de terminer notre deuxième saison et on suit cette vague du retour des matchs de la NBA, analyse-t-elle. Il y a un réel engouement pour le basketball à Montréal: il y a cinq Montréalais qui jouent dans la NBA, l’Alliance est arrivée, Montréal a adopté une résolution déclarant qu’elle est une ville de basket», souligne Mme Larouche, ajoutant que la NBA a gagné son pari, car la communauté d’ici a embarqué même si les Raptors de Toronto ne sont pas en vedette.
L’an dernier, Boucher et Khem Birch (aujourd’hui avec les Spurs de San Antonio) avaient disputé un match préparatoire au Centre Bell avec les Raptors. Jeudi soir, c’est au tour de Dort et du Thunder d’Oklahoma City.
La prochaine fois, ce sera peut-être Mathurin et ses Pacers de l’Indiana ou la recrue Olivier-Maxence Prosper, des Mavericks de Dallas.