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Blessure de Lafrenière: le mystère reste entier

Il connait un gros début de saison

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-10-22T16:51:28Z

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Il y a des matchs que les joueurs encerclent dans leur calendrier. Pour Alexis Lafrenière, la visite au Centre Bell de mardi était sans doute en rouge. 

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Absent de l’entraînement lundi, il était de retour sur la glace mardi matin, à quelques heures de la rencontre.

«Ce n’est rien de sérieux, juste une petite blessure au haut du corps», a-t-il mentionné aux médias montréalais qui l’entouraient dans le vestiaire des Rangers.

Et il assure que ce n’est pas en rapport avec cet œil très rouge. Le mystère demeure donc entier quant à cette blessure au haut du corps.

En progression

À 23 ans, Lafrenière est en train d’éclater après quatre saisons au cours desquelles il a été en constante progression.

Lundi, l’entraîneur-chef, Peter Laviolette, soulignait que le Québécois avait été l’un de ses meilleurs joueurs lors des séries éliminatoires le printemps dernier. Lafrenière confirme que c’est le genre d’expérience qui aide à progresser rapidement.

«Ça aide de faire un long parcours en séries, c’est du bon hockey, c’est là que c’est le plus dur de jouer. Dans les trois dernières années, on a quand même eu deux longues séquences en séries.»

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Après avoir amassé 14 points en 16 matchs lors des séries, il a repris au même endroit en ce début de saison avec trois buts et trois passes en six rencontres.

Prendre le temps

Premier choix de l’encan 2020, Lafrenière est arrivé dans la LNH avec de grandes attentes de la part des partisans et des observateurs, mais cette pression s’est évaporée.

«C’est sûr qu’au début, tu y penses un peu, mais après ça, tu n’y penses plus vraiment. Tu penses juste à produire et aider l’équipe à gagner.»

À ses quatre premières saisons chez les Rangers, Lafrenière a vu sa production passer de 21 à 31, puis à 39 et finalement à 57 points. Il y est allé à pas de bébé, comme disait Bob Murray dans le film Quoi de neuf, Bob?.

«C’est un long processus, des fois, rappelle-t-il. Ce n’est pas tout le monde qui arrive et qui domine, il faut essayer d’être patient. C’est sûr que je joue avec [Artemi] Panarin et [Vincent] Trocheck, c’est une autre game, ce sont vraiment des joueurs étoiles et c’est sûr qu’ils m’aident beaucoup.»

Rivaliser

Lafrenière s’est donc efforcé d’offrir un effort constant en tant que jeune joueur dans un groupe passablement expérimenté.

«J’ai essayé de compétitionner à chaque match. Des fois, ça va bien, et d’autres fois, ça va moins bien. Il ne faut pas être trop confiant ou ne pas l’être assez, il faut rester dans le milieu, essayer de travailler fort et se faire confiance.»

«C’est ma cinquième année dans la ligue, c’est sûr que tu apprends des gars avec qui tu es, et mon jeu devient plus mature. Tu sais comment te comporter selon les situations.»

Reste maintenant à savoir quand Lafrenière se taillera une place dans la première unité de l’attaque à cinq, lui qui fait partie de la seconde vague. Mais on comprend que ce n’est pas évident quand cette première unité est composée de Chris Kreider, Vincent Trochek, Artemi Panarin, Mika Zibanejad et Adam Fox.

«Si à un moment donné je joue sur le premier avantage numérique, je serai content, mais sinon je me concentre sur mon jeu à cinq contre cinq parce que c’est ça que je peux contrôler», a conclu Lafrenière.

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