Lafleur, un joueur d’exception: le grand retour

Marc de Foy
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En 1988, Guy Lafleur est admis au Panthéon du hockey. Depuis quatre ans, il parcourt le Canada et les États-Unis avec des équipes formées d’anciens joueurs de la Ligue nationale.
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Son coup de patin est encore fluide. Il est plus rapide que bien des joueurs de la LNH. Aussi, il décide de tenter un retour au jeu. Il se soumet à un entraînement astreignant pendant l’été. Il ne ménage aucun effort.
Alors que Lafleur se sent prêt pour la tâche, Michel Bergeron, qui dirige les Rangers de New York, recommande à son patron, Phil Esposito, de lui donner une chance.
Le directeur général lui accorde un contrat d’un an, conditionnel à sa tenue au camp d’entraînement.
Les Rangers volent la vedette au Canadien et à leur nouvel entraîneur Pat Burns en élisant domicile au Colisée de Trois-Rivières pour une partie de leur camp.
Guy Lafleur | 1951-2022 Le nom de Lafleur est sur toutes les lèvres.
À 37 ans, il se déplace encore avec rapidité sur la glace, les cheveux au vent comme à ses beaux jours avec le Canadien. Il passe le test sans difficulté et retrouve le numéro 10 qu’il a porté avec brio pendant ses 14 saisons à Montréal.
Après quatre ans d’absence, il marque 18 buts et totalise 45 points.
Rebonjour Québec !
Le 14 juillet 1989, il signe un contrat à titre de joueur autonome avec les Nordiques de Québec chez qui il retrouve Bergeron, congédié par les Rangers avec deux matchs à jouer en saison régulière, le printemps précédent.
Son retour dans la capitale est une consolation pour les amateurs qui voient leur équipe chuter dans les bas-fonds de la LNH.
En deux saisons avec les Nordiques, il inscrit 24 buts et amasse 62 points en 98 rencontres.
À l’approche de ses 40 ans, il tire un trait définitif sur sa glorieuse carrière.






