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La vie de Mike Weir transformée d’un seul coup

Le golfeur canadien Mike Weir reçoit le veston vert des mains de Tiger Woods en avril 2003 après sa victoire au Tournoi des Maîtres, à Augusta.
Le golfeur canadien Mike Weir reçoit le veston vert des mains de Tiger Woods en avril 2003 après sa victoire au Tournoi des Maîtres, à Augusta. Photo d'archives
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-09-25T23:30:00Z

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Le Canadien Mike Weir ne se cache pas la tête dans une fosse de sable: il sait pertinemment qu’il ne serait pas le capitaine de l’équipe internationale à la Coupe des Présidents sans avoir remporté, il y a plus de 20 ans, le veston vert du tournoi Masters. 

• À lire aussi: Les six défis de Mike Weir à la Coupe des Présidents

Weir, qui est maintenant âgé de 54 ans, va même un peu plus loin en estimant que sa vie a été transformée par un seul coup sur le fameux terrain d’Augusta, en Géorgie, en avril 2003.

Mike Weir, au club de golf Royal Montréal, dans la journée du 25 septembre 2024.
Mike Weir, au club de golf Royal Montréal, dans la journée du 25 septembre 2024. Photo MINAS PANAGIOTAKIS, Getty Images via AFP

«Si j’avais fait un coup de plus, je n’aurais pas tout ça», convient Weir, rencontré dans le cadre de l’événement présenté dans la grande région de Montréal. «Ça illustre à quel point la marge est mince au golf. J’en suis conscient [...] Je sais que je suis chanceux et j’ai beaucoup de reconnaissance pour ce qui m’est arrivé.»

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Grâce à un boguey

Weir rappelait ainsi que sa grande victoire de 2003 avait été acquise en prolongation. L’Américain Len Mattiace et lui avaient ainsi terminé à égalité avec 281 coups après les quatre rondes. Un 73e trou a ainsi été nécessaire et, sur une normale 4, un boguey avait suffi à Weir pour l’emporter, devant Mattiace, auteur d’un double boguey. Il s’agissait d’un dénouement plutôt inattendu puisque Mattiace venait de compléter la quatrième ronde avec un pointage de 65. Il avait d’ailleurs obtenu un oiselet, plus tôt dans la journée, sur ce même trou ayant servi pour la prolongation, soit le 10e.

«Quand tu gagnes un titre majeur, ça vient avec une reconnaissance du grand public, a résumé le natif de Sarnia, en Ontario. Pour moi, cette victoire au Masters a eu un gros impact.»

Weir était d’ailleurs devenu le premier Canadien, et le seul à ce jour, à remporter le Tournoi des Maîtres.

«Les partisans purs et durs de golf se souviendront que tu as aussi gagné à Palm Springs en 2003, mais tu deviens assurément plus connu par les amateurs moins investis, car ils regardent plus souvent les tournois majeurs à la télévision et entendent plus parler d’une victoire dans une telle compétition», a convenu l’Ontarien.

Scheffler, déjà une légende?

Dans les faits, Weir a remporté plus d’une douzaine de tournois au cours de sa carrière professionnelle, dont huit sur le circuit de la PGA. Aucune autre victoire n’a évidemment eu autant d’impact que celle signée à Augusta, en 2003.

«De pouvoir aller au Masters chaque année, de savoir que je suis invité à ce tournoi spécial d’une année à l’autre, c’est vraiment particulier, a d’ailleurs mentionné le Canadien. J’y apporte ma famille et j’y croise les plus grandes légendes du golf de toutes les générations.»

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Concernant cette semaine, au club Royal de Montréal, situé sur l’île Bizard, Weir a encore l’occasion de côtoyer des golfeurs qui, un jour, seront à leur tour considérés comme des légendes. À commencer par l’Américain Scottie Scheffler, notamment deux fois vainqueur du Masters (en 2022 et 2024). Au sein de l’équipe internationale, le capitaine a l’occasion de diriger Adam Scott, gagnant à Augusta en 2013, mais aussi le Japonais Hideki Matsuyama, qui a pour sa part obtenu son veston vert en 2021.

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