Coupe des Présidents: les six défis de Mike Weir
La dernière victoire remonte à Melbourne en... 1998


François-David Rouleau
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C’est le jour de la marmotte pour la formation internationale qui encaisse des défaites depuis près de 30 ans. Sa dernière et unique victoire à la Coupe des Présidents remonte à 1998, à Melbourne en Australie. Au fil des dernières éditions, on l’a toutefois vue batailler avec plus de férocité, lorgnant même la coupe il y a cinq ans. Voici les 6 défis auxquels les hommes du capitaine Mike Weir font face s’ils souhaitent soulever le trophée dimanche prochain.
1. Faire opérer la chimie

C’est un enjeu dans le vestiaire international depuis des années. En 2019, le capitaine Ernie Els a forgé une nouvelle identité accompagnée d’un nouvel esprit d’équipe. Reste tout de même que les golfeurs de différentes nationalités (hors de l’Europe) ne jouent pas constamment ensemble comme les Américains. De plus, ils doivent s’unir sous une seule entité malgré une multitude de cultures et de langues. Pour répondre à ce défi et faire opérer rapidement la chimie, ils se réunissent de plus en plus souvent durant les deux saisons menant à la Coupe des Présidents.
2. Former de bonnes paires efficaces

Le capitaine ne veut pas dévoiler son jeu trop rapidement quant à la formation de ses paires de jeux dans les premiers matchs. Avec quatre Coréens, trois Canadiens et trois autres Australiens dans sa formation, il est évident qu’il sera tenté de les réunir. À Charlotte en 2022, Taylor Pendrith et Corey Conners avaient affronté le terrible duo de Jordan Spieth et Justin Thomas. Les Américains s’étaient montrés intraitables. Il sera intéressant aussi d’observer si le capitaine réunira Matsuyama et Scott, qui avaient joué ensemble à deux occasions lors de la dernière édition.
En plus des nationalités et des affinités personnelles ou sociales, Weir doit jongler avec les habiletés de chacun et le type de balles utilisées par ses joueurs. Il devra utiliser les statistiques avancées et se fier à son instinct.
3. Départ canon

Depuis 2009, la formation internationale peine à sortir des blocs dès la première séance. À trois des quatre derniers tournois, elle n’a récolté qu’un seul point et laissé filer l’avance aux Américains. Et depuis 15 ans, les États-Unis ont remporté toutes les premières séances en formule de jeu «quatuor», reconnue pour être sans pitié. Ils dominent largement les Internationaux en ayant enregistré 33 points de plus dans cette formule depuis l’édition 2007.
Jeudi, Mike Weir a décidé de démarrer le tournoi en formule «4-balles» qui sourit davantage à sa formation, car elle rivalise à quasi-égalité avec leurs rivaux depuis 2007.
4. Faire tourner la chance

Aux éditions 2019 et 2022, les Internationaux ont souvent joué de malchances. Ils ont plié les genoux devant des Américains, qui ont réussi des roulés impossibles ou des approches parfaites pour forger des avances ou remporter de précieux points. Au Royal Montréal, les hommes de Mike Weir devront appeler ces roulés importants pour amener leurs rivaux dans les câbles et remporter des matchs serrés. Ce qu’ils n’ont pu faire en 2022 en perdant cinq des dix premiers matchs par un pointage serré. Sinon, la machine américaine ronronnera comme elle le fait depuis belle lurette.
5. Profiter de l’expérience des vétérans

À 44 ans, l’Australien Adam Scott en est à sa 11e présence à la Coupe des Présidents alors qu’il y participe depuis 2003. À son année recrue, il a vécu l’égalité de 17-17, en Afrique du Sud. Depuis, c’est la domination complète des États-Unis. Le doyen revendique 18 victoires à ses 49 matchs. Hideki Matsuyama, 32 ans, est aussi un habitué. Le Japonais a gagné 9,5 des 22 points en jeu dans ses duels. Et Jason Day, 36 ans, effectue un retour après deux absences consécutives. L’ancien numéro un mondial se dit d’attaque au terme d’une saison où il a terminé au 33e rang du circuit avec 4 tops 10. Les recrues et les plus jeunes pourront profiter de leurs expériences en plus de toutes celles acquises pour le capitaine et ses adjoints Els, Immelman, Ogilvy et Villegas.
6. Tirer l’énergie de la foule

Avec trois Canadiens dans l’alignement et un tournoi disputé en sol international au Canada, l’équipe de Weir, véritable icône du golf à travers le pays, doit siphonner toute l’énergie de la foule. Et ce, même si le tournoi est disputé près de la frontière, où il pourrait attirer des fans du nord-est des États-Unis. Dans une compétition par équipe, l’atmosphère est importante afin de galvaniser les joueurs et les pousser à se surpasser. L’énergie des spectateurs derrière les Internationaux permettra de souder davantage l’équipe et réussir un départ canon.