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La transformation de Slaf en chiffres

Tous les indicateurs statistiques sont en hausse

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-01-09T16:50:44Z

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Juraj Slafkovsky est un joueur transformé cette saison et plus particulièrement depuis un peu plus d’un mois.

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Il mentionnait, plus tôt cette semaine, que son passage sur le second trio lui avait permis de prendre un peu plus de responsabilités que lorsqu’il évoluait avec Nick Suzuki et Cole Caufield, deux joueurs très talentueux à qui il laissait peut-être un peu trop de place pour jouer un rôle plus physique.

Depuis qu’il évolue avec Oliver Kapanen et Ivan Demidov, on voit plus le gros numéro 20 transporter la rondelle et vouloir faire le jeu plutôt que surtout se mettre le nez dans la circulation pour créer de l’espace pour ses partenaires de jeu comme il avait tendance à le faire avec Suzuki et Caufield.

Il jouait jusqu’à la mi-décembre, mais depuis une quinzaine de rencontres, soit depuis le 11 décembre, il est en plein état de grâce, comme l’équipe d’ailleurs. Il totalise 19 points en 15 rencontres. Au cours de cette période, il a récolté au moins deux points dans huit parties et a été blanchi seulement cinq fois.

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Des chiffres

Comme il faut vérifier si les statistiques confirment ce que notre œil nous dit, nous avons fait appel à Sportlogiq pour nous fournir des statistiques qui corroborent nos impressions.

Sans surprise, tous les marqueurs sont à la hausse pour le Slovaque de 21 ans qui dispute déjà sa quatrième saison dans la LNH.

Son temps de possession de la rondelle a crû, passant de 26 secondes la saison dernière à 37 secondes jusqu’à maintenant cette saison, et s’il poursuit sur sa lancée, ce chiffre va augmenter progressivement d’ici le mois d’avril.

La grosse différence pour lui se situe cependant dans le jeu de transition, soit dans les sorties et les entrées de zone. Cette année, il effectue en moyenne 6,9 sorties de zone par rencontre, une croissance importante par rapport à ses trois saisons précédentes (voir tableau). Par exemple, la saison dernière, il en effectuait en moyenne 4,8. Quant aux entrées en zone adverse, il en effectue en moyenne 4,5 par partie alors qu’il se situait à 3 l’année dernière.

Source : Sportlogiq
Source : Sportlogiq

Des tirs

En zone adverse, toutes ses statistiques ont aussi progressé cette année. Par exemple, il maintient une moyenne de 2,6 chances de marquer par partie alors qu’il se situait à 2,0 la saison passée. Il tente plus de passes dans l’enclave et plus de passes pour des tirs sur réception. Mais surtout, il décoche plus de lancers.

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À ses premières saisons, on lui reprochait parfois de ne pas tirer assez. Sa moyenne de tirs tentés par match est passée de 2,6 en 2022-2023 à 3,5 la saison suivante et à 3,3 l’an passé. Il en tente en moyenne 4,1 cette saison. Mercredi, contre les Flames, il a tenté pas moins de dix tirs, dont trois ont été cadrés.

Il a actuellement 88 tirs au but. S’il maintient le rythme actuel, il terminera la saison autour de 160 tirs au but, ce qui serait son meilleur total en carrière.

Selon Natural Stat Trick, le Canadien a inscrit 62 buts et en a accordé 29 lorsque Slafkovsky est sur la glace. Selon la même source, l’équipe enregistre 453 chances de marquer contre 305 pour l’adversaire en présence du Slovaque. C’est représentatif de ce que Martin St-Louis voit de la part de son gros ailier.

«Il force moins les choses, il les laisse plus évoluer. Il utilise son gabarit et sa portée pour gagner du temps et laisser les choses évoluer autour de lui. Il est un plus patient avec la rondelle, particulièrement en zone neutre. Il est à l’aise avec la rondelle sur son bâton à moins qu’il ait un jeu évident qui ne traverse pas deux ou trois joueurs.»

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