Tous les résultats
Publicité

La stratégie «sadique» de l’Iran face aux négociations avec les États-Unis

Photo portrait de Yannick Beaudoin

Yannick Beaudoin

2026-05-25T18:52:42Z

Partager

Donald Trump et les États-Unis évoquent à nouveau une entente imminente, tandis que l’Iran semble moins optimiste quant à l’issue des négociations en cours.

• À lire aussi : Guerre au Moyen-Orient : des progrès mais pas d’accord imminent, selon l’Iran et Trump

• À lire aussi : Possible accord entre l’Iran et les États-Unis : ce que l’on sait

• À lire aussi : Iran : le président ordonne le rétablissement de l’accès à internet, suspendu depuis le début de la guerre

Pour le collaborateur de TVA Nouvelles en politique internationale, Stéphan Bureau, Téhéran semble avoir développé une dynamique « sadique » dans ses pourparlers et prises de parole.

« Les Iraniens laissent toujours les Américains monter au front, créer l’espoir, annoncer qu’il va y avoir quelque chose, un déblocage littéralement dans le détroit d’Ormuz. On voit les marchés s’emballer, même le week-end, le cours du baril de pétrole a baissé. Puis objectivement, tout le monde qui paye plus cher à la pompe se dit : “On y est presque, on va y arriver ” », explique l’analyste.

« Et quand tout a été dit, quand tout s’est mis à bouger, les Iraniens qui étaient silencieux pendant 24 ou 36 heures sortent puis disent : “Oui, mais non. C’est ça, mais pas tout à fait. On s’est compris, mais c’est plus compliqué que vous l’imaginez. Oui, il y a eu de petits progrès, mais on a un petit peu reculé aussi ” », ajoute-t-il.

Publicité

Capture d'écran LCN
Capture d'écran LCN

Stratégie raffinée ou gouvernement « tout croche »?

Cette dynamique compliquée dans les négociations avec l’Iran ne date pas d’hier, indique Stéphan Bureau.

Les pays qui ont négocié le Plan d’action global commun (PGAC) avec l’Iran en 2015 ont fait face à la même situation.

« C’était justement cet éternel chassé-croisé entre les interlocuteurs, puis le backstore, l’idée qu’il y a toujours quelqu’un qu’il faut aller consulter » souligne Stéphan Bureau.

En 2015 comme en 2026, le constat des pays qui négocient avec l’Iran est que le régime de Téhéran est tout simplement désorganisé.

« C’est un système qui est en ordre dispersé, avec plusieurs sources de pouvoir, [c’est] tout croche. Alors ça tient, mais il y a plusieurs centres de pouvoir qui se jalousent, se regardent [...] Donc pas simple du tout pour les Américains, pour la planète entière qui attend des nouvelles », résume le collaborateur de TVA Nouvelles.

Pour voir l’analyse complète, visionnez la vidéo ci-haut.

Publicité
Publicité