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F1 2022: la saison des changements

Photo courtoisie, DPPI / Panoramic
Photo portrait de Louis Butcher

Louis Butcher

2022-03-13T05:00:00Z
2022-03-13T05:19:10Z

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Une monoplace complètement redessinée, un calendrier qui devrait comporter un record de 23 escales et, notamment, le retour du Grand Prix du Canada après deux ans d’absence : la Formule 1 entamera, la semaine prochaine à Bahreïn, une saison 2022 sous le signe du renouveau.  

• À lire aussi: F1 2022: tout change... sauf le moteur

Pour favoriser les dépassements 

La mise en place d’une nouvelle réglementation technique et l’imposition d’un plafond budgétaire permettra, souhaite-t-on, de réduire les écarts de performance entre les écuries, de favoriser les dépassements et surtout d’accroître le spectacle sur la piste.

Pour ce faire, l’aérodynamique de la voiture a été complètement revue avec le retour de l’effet de sol, qui avait été banni de la discipline en 1983. 

Appuyée, entre autres, par des ailerons avant et arrière simplifiés, cette nouvelle disposition devrait réduire de façon significative la turbulence quand les voitures se suivent de près. L’effet de sol assurera une meilleure adhérence de la voiture en peloton.  

Contrairement aux années antérieures, les dépassements ne devraient plus avoir lieu que dans les lignes droites et dans... les puits de ravitaillement. 

Des pneus plus imposants 

Le passage des pneus de 13 à 18 pouces est une révolution en F1. Le but, c’est de limiter la surchauffe des gommes et leur usure prématurée. 

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Selon toute vraisemblance, ces nouveaux pneus pourraient réduire le nombre d’arrêts au puits pendant une course.  

Les roues sont désormais dotées d’enjoliveurs alors les freins sont évidemment plus gros. Toujours dans l’optique de minimiser les dépenses, les suspensions sont réglementées, ce qui laisse moins de possibilités aux écuries les plus nanties de développer de nouveaux composants destinés à améliorer l’aérodynamique et le comportement de la voiture. 

Une deuxième course aux États-Unis 

Les dirigeants de la F1 n’ont jamais caché leur ambition d’exploiter davantage le territoire américain. Pour ce faire, une deuxième épreuve (avant celle d’Austin, au Texas) aura lieu aux États-Unis cette année (8 mai), à Miami Gardens, en Floride, sur un circuit urbain aménagé autour du Hard Rock Stadium, domicile de l’équipe de football des Dolphins (NFL) et site du tournoi de tennis de Miami.  

C’est la première fois en près de 40 ans que la F1 effectue deux escales chez nos voisins du Sud. En 1984, des épreuves avaient été organisées dans les rues de Detroit et de Dallas, deux circuits également temporaires. 

Le retour du GP du Canada 

Après une absence de deux ans, en raison de la pandémie, le Grand Prix du Canada retrouve sa place au sein d’un calendrier qui, en principe, devrait comporter 23 étapes.  

Cette épreuve est prévue le 19 juin au circuit Gilles-Villeneuve. On se souviendra que lors de la dernière visite du cirque de la F1 à Montréal, la course s’était terminée dans la controverse. 

En 2019, Vettel (alors chez Ferrari) avait estimé s’être fait voler la victoire par une pénalité à son avis injustifiée. À la fin de la course, l’Allemand avait retiré le panneau « no 1 » placé devant la Mercedes gagnante de Lewis Hamilton pour le remplacer par son propre panneau de « no 2 ».  

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Le Canada figure parmi les quatre pays qui retrouvent leur course après une pause non voulue de deux ans. Les autres sont le Japon, l’Australie et Singapour. 

À la suite de l’invasion de l’Ukraine, la Russie s’est fait récemment retirer son Grand, Prix programmé pour le 25 septembre. La F1 a d’ailleurs signifié qu’elle ne comptait plus y retourner dans l’avenir. Pour le remplacer, deux pays, le Portugal et la Turquie, sont sur les rangs pour assurer la relève. 

La F1 souhaite ardemment que le record de 23 courses en 2022 soit atteint. Pour pallier cet horaire très chargé, la programmation d’un week-end est réduite à trois jours. Les conférences de presse et les vérifications techniques se dérouleront dorénavant le vendredi matin. 

Trois courses sprint 

Six courses sprint avaient été initialement envisagées, mais il n’y en aura finalement que trois en 2022, comme l’an dernier. Elles auront lieu à Imola (23 avril), en Autriche (9 juillet) et à São Paulo (12 novembre).  

Ces épreuves, d’une durée maximale de 30 minutes, remplacent la traditionnelle séance de qualifications du samedi et déterminent les positions de départ pour la course principale du dimanche.  

Une nouveauté cette année, les huit premiers pilotes à l’arrivée (et non pas seulement les trois premiers comme en 2021) marqueront des points au championnat selon le barème suivant : 1er (8 points), 2e (7), 3e (6), 4e (5), 5e (4), 6e (3), 7e (2) et 8e (1). 

4 champions du monde 

Le plateau de la Formule 1 va regrouper quatre champions du monde en 2022. Après une carrière de 19 saisons au sein des écuries Sauber, McLaren, Ferrari, Lotus et Alfa Romeo, Kimi Räikkönen a quitté la discipline-reine du sport automobile à la fin de la saison dernière avec un titre à son palmarès obtenu en 2007. Couronné en 2021, Max Verstappen est devenu, à l’issue d’un GP d’Abou Dhabi complètement fou, le 34e champion du monde dans l’histoire de la F1. Parmi les pilotes actifs, il rejoint Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Fernando Alonso.

Lewis Hamilton 

  • 7 titres 
  • 288 départs 
  • 103 victoires  

Sebastian Vettel 

  • 4 titres 
  • 279 départs 
  • 53 victoires  

Fernando Alonso 

  • 2 titres 
  • 334 départs 
  • 32 victoires  

Max Verstappen 

  • 1 titre 
  • 141 départs 
  • 20 victoires  

Ils changent d’équipe 

Photo AFP
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◆ Après trois saisons de purgatoire au sein de l’écurie Williams, George Russell obtient enfin un volant qui lui permettra d’exprimer tout son talent. Le jeune Britannique, un champion du monde en devenir, avait remplacé Lewis Hamilton (forfait en raison de la COVID-19) au Grand Prix de Sakhir en 2020 et était un candidat logique à la victoire avant d’être victime du cafouillage de ses équipiers lors d’un arrêt au puits de ravitaillement. 

◆ Il remplacera le Finlandais Valtteri Bottas qui, lui, se retrouve chez Alfa Romeo, une équipe habituée à rouler en queue de peloton. 

Ils reviennent 

Photo AFP
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◆ Évincé de l’écurie Red Bull en 2021, au profit de Sergio Pérez, Alex Albon reprend du service en F1 après une saison à garder la main au Championnat de voitures de tourisme allemand (DTM). Il remplacera Russell, promu chez Mercedes, et sera le coéquipier du pilote canadien Nicholas Latifi.

Photo AFP
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Kevin Magnussen, lui, obtient une deuxième chance inespérée chez Haas après que cette écurie eut annoncé, il y a quelques semaines, qu’elle se dissociait de son pilote titulaire Nikita Mazepin à la suite de l’invasion de son pays en Ukraine. La présence du Russe, qui n’a rien cassé dans les catégories inférieures avant d’accéder à la F1 en 2021, était assurée par la contribution financière de l’entreprise Uralkali, dont son père, Dmitry, est l’un des coactionnaires. Magnussen avait été pourtant congédié par l’équipe américaine à la fin de la saison 2020 après avoir été pilote titulaire pendant quatre ans. Le Danois compte 119 départs à vie en F1 et une présence sur le podium (deuxième rang) à sa toute première course dans la spécialité au volant d’une McLaren en 2014.

Il arrive 

Photo AFP
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Guanyu Zhou sera la seule recrue du plateau cette année. Il joue un rôle de précurseur puisqu’il devient le premier pilote chinois à être détenteur d’un volant à temps plein en F1. Âgé de 22 ans, il a terminé 3e au classement final du championnat de Formule 2 en 2021 et il obtient sa première chance avec l’écurie Alfa Romeo.

Ils sont partis 

Photo d'archives
Photo d'archives

◆ La saison 2022 marque le départ du doyen des pilotes de F1 et celui qui détient le record de participations (350 départs). Après 19 saisons, Kimi Räikkönen tire sa révérence après avoir acquis un titre en 2007 et remporté 21 victoires, dont sa dernière au Grand Prix des États-Unis en 2018 à bord d’une Ferrari.

◆ Son coéquipier chez Alfa Romeo en 2021, Antonio Giovinazzi, a lui aussi écopé et il poursuit sa carrière au Championnat du monde de Formule E.

Photo AFP
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◆ Enfin, le parcours de Nikita Mazepin en F1 n’aura probablement duré qu’un an. Pour les raisons que l’on connaît, l’écurie Haas n’a eu d’autre choix que résilier son contrat après l’avoir recruté en 2021.

Les inscrits 

Red Bull 

  • Max Verstappen 
  • Sergio Pérez   

Mercedes 

  • Lewis Hamilton 
  • George Russell  

Ferrari 

  • Charles Leclerc 
  • Carlos Sainz  

McLaren 

  • Lando Norris 
  • Daniel Ricciardo  

Alpine 

  • Fernando Alonso 
  • Esteban Ocon  

AlphaTauri 

  • Pierre Gasly 
  • Yuki Tsunoda  

Aston Martin 

  • Sebastian Vettel 
  • Lance Stroll  

Williams 

  • Nicholas Latifi 
  • Alex Albon  

Alfa Romeo 

  • Valtteri Bottas 
  • Guanyu Zhou  

Haas 

  • Mick Schumacher 
  • Kevin Magnussen 
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