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Là où tout a commencé pour Martin St-Louis

Tampa gardera toujours une place particulière dans le cœur de Martin St-Louis

Martin St-Louis a mené le Lightning vers les plus hauts sommets. Sur cette photo prise en février 2014, il ne se doutait sûrement pas qu’un mois plus tard, il serait échangé aux Rangers.
Martin St-Louis a mené le Lightning vers les plus hauts sommets. Sur cette photo prise en février 2014, il ne se doutait sûrement pas qu’un mois plus tard, il serait échangé aux Rangers. Photo d'archives, AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2022-04-01T20:54:44Z
2022-04-01T23:50:55Z

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TAMPA | Ce n’est pas la première fois que Martin St-Louis remettra les pieds au Amalie Arena depuis la transaction qui l’a fait passer aux Rangers de New York en mars 2014. Un an plus tard, les deux organisations s’étaient affrontées en finale de l’Association de l’Est. N’empêche que cet endroit revêt tout de même un cachet particulier. 

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« C’est toujours plaisant de revenir à Tampa. Ça l’était même à l’époque où j’étais à la retraite. C’est un endroit significatif pour moi. C’est ici que j’ai grandi comme jeune adulte, que j’ai fondé une famille. J’ai passé tellement d’années ici », a raconté St-Louis, aujourd'hui, à la veille de l’affrontement du Canadien contre le Lightning.

En fait, ce sont près de 13 saisons complètes que le Québécois a passé dans ce coin de la Floride. À son arrivée, le 31 juillet 2000, rien ne laissait entrevoir la carrière qu’il a bâtie et les succès qu’a connus le Lightning.

« Rien n’indiquait ça à l’époque. Il n’y avait personne dans les gradins, on était en dernière place. Je suis content qu’on ait fait partie de l’évolution de la franchise, mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu un petit creux de vague un peu plus tard », a rappelé St-Louis.

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Grâce à Vinik

Selon lui, c’est l’entrée en scène de Jeff Vinik, acquéreur du Lightning en mars 2010, qui a vraiment propulsé la concession au niveau de popularité et de succès qu’elle connaît aujourd’hui.

« À son arrivée, il y avait de gros nuages noirs au-dessus de l’organisation. Il a embauché Steve Yzerman [comme vice-président des opérations hockey et directeur général]. Dès lors, c’est comme si tous les nuages étaient partis. »

« M. Vinik a amené de la crédibilité et de la stabilité au sein de l’organisation. C’est un homme de qualité, un homme très brillant. Je me considère chanceux de l’avoir côtoyé. »

Le Reggie du Lightning

À Tampa, St-Louis n’a pas seulement fondé une famille et participé à la consolidation d’un club qui battait de l’aile. C’est au cours de ces 13 campagnes qu’il a jeté les bases de ce qui allait faire de lui un entraîneur-chef.

Dans un reportage publié aujourd'hui par le site The Athletic, d’anciens coéquipiers ont dévoilé que St-Louis avait été surnommé « Reggie », en l’honneur de Reggie Dunlop, joueur-entraîneur des Chiefs de Charlestown du mythique film Slap Shot en raison de sa propension à vouloir quelque peu dicter les plans de match. 

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« C’était quelque chose de naturel pour moi. Et, à mon avis, la meilleure façon de vivre ta vie, c’est d’être toi-même. Il y a sûrement des gars qui n’ont pas aimé ma façon de faire. Je sais que j’étais très exigeant auprès de mes coéquipiers et de mes entraîneurs, mais c’était pour le bien de l’équipe. »

« J’ai toujours été un gars passionné, mais j’étais également un gars qui aimait rire. Alors, ça ne me dérangeait pas qu’ils rient de moi », a-t-il ajouté.

Une crédibilité à bâtir

Pour agir ainsi, il faut un certain statut. En tant que champion de la Coupe Stanley, gagnant du championnat des marqueurs, détenteur du trophée Hart, remis au joueur le plus utile à son équipe et futur membre du Temple de la renommée, le Lavallois de 46 ans avait acquis ce privilège.

« Évidemment, je n’étais pas comme ça à mes premières saisons dans le circuit. À ce moment-là, tout ce que je souhaitais, c’était d’obtenir une autre présence sur la patinoire », a-t-il raconté.

« Ce n’est que lorsque j’ai senti que j’avais obtenu la confiance de mes entraîneurs et de mes coéquipiers que je me suis permis d’agir de cette façon », a-t-il ajouté.

Chez le Lightning, St-Louis a surtout joué sous les ordres de John Tortorella. À sa dernière saison en Floride, après des passages plus succincts de Barry Melrose, Rick Tocchet et Guy Boucher, St-Louis a fait la connaissance de Jon Cooper.

Ou peut-être était-ce plutôt le contraire. 

Des questions votre honneur

En matinée, Cooper, toujours à la barre du Lightning, a raconté combien son capitaine de l’époque aimait, sans cesse, poser des questions.

« Lui, il devait être habitué puisque c’est un avocat, a lancé St-Louis en riant. Quand il est arrivé, ça faisait longtemps que je donnais mon opinion à mes entraîneurs. »

Dommage que les deux formations actuelles du Canadien et du Lightning ne soient pas au même niveau. Il sera difficile de savoir si l’élève s’approche du maître.

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