La nouvelle coqueluche de la Victoire de Montréal a été «chanceuse» de marquer le plus beau but de la saison dans la LPHF

Mylène Richard
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Abby Roque avait déjà conquis le cœur des partisans de la Victoire avant même de marquer le plus beau but de la saison dans la LPHF.
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Mais, quand elle a donné de façon spectaculaire une avance de 3 à 0 à Montréal avec moins de sept minutes à écouler au match d’ouverture local, mardi soir, la foule de la Place Bell a explosé de joie.
Talonnée de près par une rivale des Sirens de New York, Roque a gagné sa bataille et protégé la rondelle avant de la faire passer entre ses jambes et glisser à la gauche de la gardienne Kayle Osborne, complètement déportée de l’autre côté.

«Je ne pense pas que j’ai déjà essayé ça dans un match ni même lors d’un entraînement. Je ne sais pas pourquoi j’ai décidé que c’était le bon moment. Honnêtement, en le faisant, je me suis dit que c’était stupide! J’ai juste été chanceuse!» a admis l’attaquante de 28 ans en riant.
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«Son but était incroyable. Elle a su être créative avec si peu d’espace, a constaté l’entraîneuse-chef Kori Cheverie. Mais c’est exactement le genre de joueuse qu’elle est. Elle est très cérébrale, avec un sens du jeu aiguisé. Elle pense constamment au hockey et aux stratégies, et elle rassemble les autres filles pour en discuter.»
Premier trio
Cheverie a eu la main heureuse en jumelant Roque avec Marie-Philip Poulin et Laura Stacey au sein de son premier trio. Après un premier match d’adaptation, les trois filles ont trouvé une belle chimie mardi, dans un gain de 4 à 0.
Face à son ancienne équipe, Roque a été utilisée à toutes les sauces: elle a pris des mises en jeu, a été efficace en désavantage numérique et a fourni une aide sur l’attaque massive.
«Je savais qu’elle allait apporter quelque chose de très spécial, a soutenu Poulin. Elle l’a démontré ce soir [mardi]. De l’avoir ici à Montréal, de voir l’accueil des fans, elle est une compétitrice et elle veut gagner. Elle est ici pour les bonnes raisons et de voir la game qu’elle a eue, elle mérite amplement la première étoile. On est très choyé de l’avoir à Montréal.»

Le sourire aux lèvres
Avant même d’amasser trois points, de se promener sur la glace avec un sourire moqueur à la Brendan Gallagher ou Brad Marchand ou d’aller à la défense de Stacey quand elle a été frappée dans le dos, Roque a été l’une des joueuses les plus applaudies lors de la cérémonie d’avant-match. Elle avait pourtant l’habitude d’être huée à Montréal dans le camp ennemi.
«C’était un match amusant. Lors de la présentation des joueuses, des recrues me regardaient en disant: “C’est fou!” et je répondais: “Oui, c’est vraiment cool!” C’est tellement super d’être dans ce marché», a mentionné l’ex-membre de l’équipe nationale américaine, auteure du premier Michigan dans la LPHF.