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La nouvelle campagne « On s’écoute » frappe fort contre le masculinisme: tous les détails ici

Équipe Salut Bonjour

2026-02-26T13:16:00Z

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La campagne « On s’écoute » est de retour avec un troisième volet percutant qui s’attaque cette fois à la montée des discours masculinistes en ligne.

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Revoyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus !

La réalisatrice et autrice Léa Clermont-Dion était de passage en studio pour présenter cette nouvelle phase de la campagne nationale, financée par le ministère de l’Enseignement supérieur. Après avoir abordé le consentement et les violences à caractère sexuel (VACS), puis les milieux sportifs, l’équipe met désormais le cap sur un phénomène qui inquiète de plus en plus : les discours masculinistes sur le web.

Pourquoi parler de masculinisme en 2026?

Selon Léa Clermont-Dion, les recherches récentes démontrent que l’exposition répétée à des contenus toxiques et haineux transforme la perception des jeunes face aux relations, à la sexualité et à la diversité sexuelle et de genre.

En 2026, il devenait essentiel pour eux de dénoncer ces discours, d’apporter de la nuance et de rectifier certains faits. L’objectif ? Stimuler l’esprit critique pour prévenir les violences sexuelles et favoriser des milieux d’enseignement plus sains, égalitaires et sécuritaires.

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Des impacts bien réels chez les jeunes

Les répercussions sont préoccupantes. Ces discours alimentent :

  • l’adhésion à des stéréotypes sexistes    ;
  • la croyance en des mythes entourant les violences sexuelles    ;
  • la normalisation de dynamiques de contrôle et de violence dans les relations intimes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 75 % des Québécois de 15 à 25 ans adhèrent à des mythes qui remettent en question la crédibilité des victimes de VACS.
  • Plus de 7 jeunes sur 10 au Québec adhèrent à des mythes qui déresponsabilisent les auteurs de violences.
  • 91 % des répondant·es à une enquête de la FAE observent une hausse des propos misogynes et homophobes dans les écoles québécoises.
  • 60 % des vidéos recommandées par les algorithmes des réseaux sociaux contiennent des propos toxiques après seulement quelques interactions.

Une campagne pour tout le réseau postsecondaire

La campagne s’adresse à l’ensemble des cégeps, collèges et universités du Québec. Depuis 2017, les établissements doivent se conformer à la Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur.

Cette loi exige notamment :

  • l’adoption d’une politique distincte en matière de prévention
  • la mise en place de mesures de sensibilisation et d’accompagnement
  • des formations obligatoires pour les étudiant·es et le personnel
  • des mécanismes de plainte accessibles et confidentiels
  • une centralisation claire des ressources d’aide

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