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La montée de Steve Claggett

Il vise toujours un titre de champion du monde

Steve Claggett sait qu’une victoire éclatante pourrait l’aider à monter au classement.
Steve Claggett sait qu’une victoire éclatante pourrait l’aider à monter au classement. Photo courtoisie, Vincent Ethier / Eye of the Tiger Management
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-11-12T06:00:00Z

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Steve Claggett va défendre son titre de champion des super-légers de la NABF au Casino de Montréal, mardi, mais ce n’est pas sa principale préoccupation. 

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«Je suis plus près que jamais de mon objectif. Je veux être le premier boxeur originaire de Calgary à devenir champion du monde», de dire le pugiliste de 34 ans.

Claggett (36-7-2, 25 K.-O.) est le 15e aspirant du WBC et une victoire éclatante contre le Mexicain Miguel Madueno (30-1-0, 28 K.-O.) mardi pourrait l’aider à progresser.

«Je dois être absolument à mon meilleur et donner un bon spectacle. Parfois, ça fait bouger les choses», convient-il.

Là pour gagner

Sur papier, Madueno a de quoi faire peur avec sa fiche presque immaculée, en plus d’avoir remporté toutes ses victoires, sauf deux, par K.-O., mais Claggett n’est pas impressionné.

«Je sais qu’il est fort parce qu’il a beaucoup de K.-O., et je ne veux pas lui manquer de respect, mais beaucoup de ses adversaires sont exactement ça, des adversaires.

«Quand on regarde leurs fiches, je crois que plusieurs de ces gars arrivaient contre lui en sachant qu’ils perdraient. Dans mon cas, je ne me rappelle pas avoir déjà affronté des adversaires comme ça. J’ai affronté des gars qui s’en venaient gagner contre moi.»

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Et Claggett a l’intention de démontrer que, contrairement à bien des boxeurs que Madueno a affrontés dans le passé, il n’est pas un faire-valoir.

«Je sais qu’il aura du momentum en raison de sa fiche qui lui donne confiance, mais c’est un combat différent de ce qu’il a connu dans le passé. Je ne suis pas juste là pour donner un bon spectacle, je suis là pour gagner.»

Plaidoyer

Dans le monde de la boxe, il y a un mythe autour de la fiche parfaite, mais ils sont rares, les boxeurs qui ont réussi l’exploit. C’est le seul sport où l’on s’attend à une telle perfection; jamais on ne penserait qu’une joueuse de tennis serait parfaite ou encore qu’une équipe de hockey remporterait 82 matchs en saison régulière. La boxe n’est pas différente, il y a un gagnant et un perdant après la majorité des combats.

«Beaucoup de gens pensent qu’il est important d’être invaincu ou d’avoir une fiche parfaite et je déteste ça. Qu’est-ce qu’on fait quand quelque chose ne tourne pas comme on veut? On abandonne? Non!

«C’est un sport où on s’accroche, on rebondit. On ne peut pas juste prendre son ballon et retourner à la maison en boudant.»

L’Albertain, qui élit domicile dans la métropole avant chaque combat, veut démontrer que la perfection n’est pas essentielle.

«J’aimerais paver la voie aux combattants qui ont perdu, qu’ils comprennent que c’est important de persévérer. Il faut toujours continuer d’essayer. Tu peux être champion sans être invaincu.»

Être méchant

Claggett est parmi les athlètes les plus gentils et les plus polis qui soient, ce qui contraste avec la nature de ce sport où le but est de mettre l’adversaire au sol à coups de poing.

«Je fais sortir le méchant dans le ring et c’est là que je trouve mon équilibre, raconte-t-il avec un rire un peu gêné. Je suis un gentil garçon, mais j’aime me battre.

«Quand j’étais jeune, c’est comme ça que j’ai commencé la boxe, parce que j’aimais la chamaille. Je suis gentil et en dehors du ring, je ne veux jamais faire mal aux gens.»

Il s’agit d’un paradoxe intéressant qu’il tente d’occulter en dépersonnalisant le combat. Pour lui, tout est une question d’objectif et non de défaire un adversaire.

«Ça m’a pris du temps à accepter cette dualité», reconnaît-il.

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