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De gros sacrifices

Il est parti vivre au Massachusetts sans sa famille pour s'y entraîner

Steven Butler et sa famille font de gros sacrifices pour lui permettre d'atteindre son objectif.
Steven Butler et sa famille font de gros sacrifices pour lui permettre d'atteindre son objectif. Photo courtoisie, Vincent Ethier/Eye of the Tiger Management
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-11-12T06:00:00Z

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La décision de Steven Butler de quitter le Québec pour s’installer au Massachusetts a été mûrement réfléchie et il doit dire merci à sa famille. 

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«J’ai pris des vacances de trois mois, je suis allé en République dominicaine avec ma femme et les enfants. On était partis pour un mois et on est restés deux mois de plus. On est allés en Floride à Disney pendant deux semaines et ensuite elle est retournée à la maison avec les enfants et je suis resté aux États-Unis», confie le boxeur originaire du quartier Saint-Michel.

«C’est une femme en or, elle est à l’école pour devenir travailleuse sociale, elle a son école et celle des enfants. Je n’aimerais pas être dans ses culottes.»

«Sans avoir eu son accord, c’est sûr que je n’aurais pas pu partir. Ils viennent me voir 2-3 jours aux trois semaines. C’est sûr que ma famille me manque et c’est plus dur pendant le camp d’entraînement parce qu’on se voit moins.»

Période indéterminée

Butler n’a pas encore décidé combien de temps il passera au sud de la frontière, mais ça pourrait être long parce qu’il y trouve quelque chose qui faisait défaut à son entraînement à Montréal.

«Je suis là pour une période indéterminée. Si tout fonctionne comme prévu, je vais rester ici pour le reste de ma carrière. À Montréal, tous mes partenaires d’entraînement sont des amis, ça se fait un peu trop dans le respect, on se fait des câlins quand on arrive au gym.»

Les choses sont drôlement différentes dans sa nouvelle vie où il doit se faire un nom parce que personne ne le connaît.

«Ici, lors de mon premier sparring, je suis arrivé dans le gym de l’adversaire, on me dévisageait, on voulait me tuer. Après, ils voulaient prendre des photos avec moi, je pense qu’ils ne s’attendaient pas à ce que je sois aussi bon.»

Comme le hockey

Le Massachusetts est un berceau de la boxe américaine. Après tout, c’est l’État qui nous a donné des boxeurs comme Rocky Marciano, Marvin Hagler, John Ruiz, John L. Sullivan et Micky Ward.

«Ici en sparring, c’est le même feeling que dans un combat», note Butler pour expliquer le niveau d’émotion et d’intensité que les boxeurs y mettent à l’entraînement.

«La boxe ici, c’est un peu comme le hockey à Montréal. Il y a de la boxe à longueur de journée.»

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