Fonderie Horne: la riche multinationale aura de l’aide des contribuables
Mais les responsables de l’usine refusent de dévoiler les montants demandés
Olivier Bourque
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Les contribuables québécois devront vraisemblablement piger dans leurs poches afin d’aider la Fonderie Horne à financer son mégaprojet de 500 millions $ qui vise à réduire ses émissions toxiques d’arsenic afin d’atteindre la cible de 15 ng/m3.
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Les responsables de l’usine, propriété de la multinationale Glencore, ont confirmé avoir des discussions avec le gouvernement caquiste, tout en refusant de quantifier le montant de l’aide demandée.
« Il n’y a pas encore de chiffres à indiquer à ce niveau-là », a confirmé Claude Bélanger, chef des opérations de cuivre en Amérique du Nord pour Glencore.
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Profits records
L’entreprise vient tout juste d’enregistrer des profits records de 19 milliards $ à son premier semestre et versera plus de 4 milliards $ de plus à ses actionnaires. Malgré une situation financière avantageuse, le dirigeant croit que c’est tout de même aux contribuables québécois de payer une partie des travaux.
« Comme le font les autres entreprises d’envergure, quand on fait un investissement majeur comme celui-là, il y a toujours des discussions avec le gouvernement », a-t-il dit.
Lors des derniers mois, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, ainsi que le premier ministre, François Legault, ont tous les deux ouvert la porte à une aide publique pour l’entreprise.
En 1987, à l’époque de la Noranda, l’entreprise avait reçu une aide de l’État, un prêt sans intérêt, mais en 1991, le gouvernement Bourassa avait décidé d’effacer l’ardoise, un montant de 36 millions $.
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Nouvelle cible et projets
Avec ces nouveaux investissements, la Fonderie Horne croit être en mesure d’atteindre le plafond exigé par le ministère de l’Environnement de 15 ng/m3, une recommandation de la Santé publique.
Mais l’entreprise n’a toujours pas de plan afin d’atteindre la norme québécoise de 3 ng/m3, ce qui était demandé par plusieurs intervenants et citoyens du quartier Notre-Dame.
« Les investissements que nous planifions feront de la Fonderie Horne, une des fonderies de cuivre émettant le moins d’émissions atmosphériques au monde », a déclaré M. Bélanger.
Pour ce faire, l’entreprise va construire une nouvelle section d’usine et revoir les procédés de transformation du cuivre, un projet appelé PHENIX.
L’usine aura aussi un nouveau système de captation de la poussière et des émissions fugitives et mettra en place une zone-écran afin de protéger le quartier Notre-Dame.
Glencore fera aussi des améliorations transitoires afin d’abaisser ses émissions progressivement. Ainsi, elle prévoit atteindre un seuil de 65 ng/m3 d’arsenic dans l’air l’an prochain, puis de 45 ng/m3 pour les années 2024 à 2026 pour avoir des émissions de 15 ng/m3 en 2027.
L’entreprise soutient aussi qu’avec ces travaux, dans 97 % du périmètre urbain de Rouyn-Noranda, le taux d’arsenic sera de 7 ng/m3 ou moins et dans 84 % du périmètre urbain le taux d’arsenic dans l’air sera à la norme de 3 ng/m3.
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