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La fin d’une grande étape pour Eve Côté

«L’effet Lara», dimanche 21 h, à TVA et sur TVA+.

Patrick Delisle-Crevier

2026-05-12T10:05:00Z

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Eve Côté portait en elle une chanteuse enfouie profondément, qu’elle cachait depuis un traumatisme vécu sur scène durant son enfance. L’effet Lara lui a apporté une forme de rédemption, à tel point qu’elle a désormais envie de chanter. Eve nous parle également de la série Les Crues, dans laquelle elle donne la réplique à sa complice Marie-Lyne Joncas. Il est aussi question de liberté, de voyages et de sa quarantaine.

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Eve, comment ça va ?

Je vais très bien, mais j’ai besoin de soleil et de chaleur. Je n’en peux juste plus de ce printemps qui tarde à s’installer. J’ai tellement hâte à l’été ! Sinon, la vie est bonne et il ne me reste qu’un seul spectacle de ma tournée à faire. C’est donc la fin d’une étape importante, puisque c’était ma première tournée solo.

Que retiens-tu de cette étape dans ta carrière ?

Maintenant que j’ai franchi cette étape, on dirait que je suis devenue une vraie humoriste. Ils disent que ça prend 500 spectacles avant de pouvoir se considérer comme humoriste. J’en ai fait 328 avec Les grandes crues et je vais en avoir fait 280 avec mon premier spectacle solo. Alors, on dirait que ça m’a enfin donné l’estampe d’humoriste. J’ai vendu 150 000 billets et j’ai vécu mon rêve. Quand j’ai quitté mon coin de pays pour venir étudier à l’École de l’humour, mon rêve, c’était de faire un spectacle et une tournée en solo. C’est fait ! J’ai eu trois ans de tournée et j’ai adoré ça !

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Penses-tu en faire un deuxième ?

Pour moi, le chemin est clair : je veux vraiment écrire un deuxième spectacle. Je sais que j’en ai un qui dort en moi, mais je n’ai pas encore trouvé mon filon. Comme j’ai d’autres projets en ce moment et que j’aime m’atteler à une chose à la fois, je vais travailler là-dessus en temps et lieu.

TVA
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On peut te voir actuellement dans L’effet Lara. Je ne savais pas qu’il y avait une chanteuse qui sommeillait en toi...

Il y en a une, mais entendons-nous : la chanteuse en moi est moins outillée que mes collègues Mélissa Bédard et Nathalie Simard. Mais j’ai décidé d’y aller quand même. J’ai une chanteuse enfouie en moi depuis que je suis enfant. À l’âge de huit ans, j’ai participé à un concours et je me suis trompée dans mes paroles sur scène. Ça a créé un blocage en moi et je n’ai plus jamais voulu chanter par la suite. Mon frère et ma sœur étaient dans la salle ; ils ont tellement ri de moi que j’ai eu honte. Je me souviens que je chantais Bella, de Laurence Jalbert. Avec L’effet Lara, j’ai pu me guérir de ça et boucler la boucle. J’en ai parlé à Lara, et elle m’a fait comprendre que je ne pouvais pas chanter une telle chanson à huit ans parce que le texte était beaucoup trop lourd. Elle me l’a fait chanter en tant que femme, sous les arbres en Sicile, et ça m’a guérie. Ç’a été un grand moment pour moi.

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L’humour a donc été ton plan B ?

Oui. Je voulais avant tout être chanteuse dans la vie. Mais il n’était aucunement question pour moi de chanter à nouveau sur scène. Alors, l’humour a été la solution pour moi. Donc, au lieu de chanter à Secondaire en spectacle, j’ai animé le gala en faisant de l’humour et j’ai trouvé ma place là-dedans. Je me suis cachée derrière l’humour et j’ai misé là-dessus. C’est devenu un autre rêve et une tout autre carrière.

Pourquoi avoir dit oui à L’effet Lara ?

Justement pour déterrer la petite chanteuse enfouie. Je me suis dit que c’était un projet pour moi. Je dois avouer que j’avais terriblement peur. C’est le fun de carburer à la peur et de se lancer hors de sa zone de confort. Je l’ai fait en animant le Gala des Olivier et ç’a été super le fun. Alors, j’ai eu envie de me lancer dans un nouveau défi. Je ne le regrette pas parce que ce fut une expérience incroyable. Et je me suis fait quatre nouveaux amis qui le resteront pour la vie : Nathalie Simard, Mélissa Bédard, Alex Nevsky et Christian Bégin. Ce fut une expérience humaine tellement enrichissante. C’est incroyable tout ce que j’ai pu apprendre de Lara et du maestro Fabio Lazzara !

TVA
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Est-ce que cela a fait renaître la chanteuse en toi au point où l’on pourrait te voir chanter un jour devant un public ?

Complètement ! J’attends juste le bon projet et le bon moment. J’ai eu des offres dernièrement, mais ça ne correspondait pas à mes horaires. Oui, j’ai vraiment envie de me lancer complètement là-dedans, mais pas en faisant n’importe quoi.

À quoi ressemblera ton printemps ?

Il y a l’émission Les Crues qui a fait son apparition au petit écran. Sinon, je vais participer à quelques émissions de Véronique et les Fantastiques. Ensuite, je pars en vacances dans l’Ouest canadien avec mes amies d’enfance de Gaspé. Nous allons vivre, manger, marcher et boire ensemble. Ce seront de belles vacances. Il y aura aussi la troisième saison de la série Épique, une compétition d’aventure où six trios traversent le Québec pour relever des défis intenses pendant 12 semaines. C’est un concept 100 % québécois.

Parle-moi de la série Les Crues...

Je suis tellement contente que ce projet voie le jour, parce que ça faisait cinq ans que Marie-Lyne et moi, on travaillait là-dessus avec l’équipe. Faire ça, ç’a été une leçon de jeu avec des noms comme Geneviève Schmidt, Pascale Montpetit, Guy Jodoin, Kevin Houle et Mikhaël Ahooja, entre autres. On parle de la chanteuse qui revient au monde, et bien dans cette série, c’est la comédienne qui vient au monde. J’ai pris ça au sérieux : j’ai arrêté de boire pendant trois semaines avant les tournages, je me suis mise au jogging et j’ai aussi suivi des coachings de jeu. Bon, je ne suis pas encore au niveau de Guylaine Tremblay, mais j’ai aimé ça.

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Que représente cette complicité avec Marie-Lyne Joncas pour toi ?

C’est une grande amie. Nous avons fait beaucoup de bêtises ensemble. Nous avons donné 328 représentations des Grandes Crues sur scène. Après cette expérience, Marie-Lyne ne souhaitait pas nécessairement repartir en tournée, tandis que moi, je voulais travailler sur un spectacle solo. C’est ainsi que l’idée d’un concept télé est née, dans la parfaite continuité de ce qu’étaient Les Grandes Crues sur scène.

Tu retiens quoi des tournages ?

Que c’est du travail d’être comédienne. C’est l’usine, la vie de tournage. Ils viennent nous chercher à 4 h 30 du matin à la porte et ils ne te lâchent pas avant 8 h du soir. Pendant tout ça, il faut apprendre les textes. J’ai trouvé ce rythme intense pendant le tournage qui a duré 24 jours, et je lève mon chapeau aux comédiens qui font ça à longueur d’année !

Est-ce que la série Les Crues a réveillé en toi la comédienne qui dormait, un peu comme L’effet Lara avec la chanteuse ?

Oui, mais pas tant que ça. Je dois encore dormir un peu pour me remettre de tout ça. Je vais voir pour la suite.

Tu as eu 40 ans. Ça représente quoi pour toi ?

La liberté. On dirait que j’ai fait mes expériences, je me suis posé des questions et j’ai mes réponses. René Angélil le disait : la vie commence à 40 ans. J’y crois et je fonce là-dedans à pleins gaz. J’ai envie de voyager et de vivre. J’ai le goût de travailler, mais pas autant. J’ai eu une espèce de cinq ans de grand marathon avec de la radio le matin et deux tournées en ligne, et ça roulait. Mais là, je veux me déposer un peu plus. Je vis la vie au jour le jour et j’aime ma vie.

L’effet Lara, dimanche 21 h, à TVA et sur TVA+.
La série Les Crues est maintenant disponible sur Crave.
Pour connaître les dernières activités d’Eve Côté, rendez-vous sur son site.

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