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La famille Laplante a le cœur gros: «C’est comme notre enfant qui part en appartement»

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-10-30T21:43:31Z

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En voyant Michel Laplante quitter la présidence des Capitales, c’est tout un pan de vie qui tombe pour les trois femmes de sa vie.

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Michel Laplante et son épouse, Francine, sont ensemble depuis toujours. Le 11 octobre 1998, leur fille Janel naissait et le 15 octobre, ils s’installaient ensemble à Québec.

Cinq ans plus tard, c’était au tour de leur autre fille, Alie-Anne, de voir le jour. Puis suivait le garçon de la famille, Jean-Michel, aujourd’hui âgé de 16 ans et joueur au sein de l’Académie de baseball du Canada à Montréal.

Ensemble, les Laplante ont touché à tout avec les Capitales.

«C’est tellement une belle école de vie. Il n’y a rien qu’on n’a pas fait, que ce soit de peinturer les pattes de Capi sur le plancher à installer des escaliers ou à notre routine d’enlever les panneaux publicitaires après la saison. C’était nos petits moments en famille», a rigolé Janel, lorsque nous sommes allés à la rencontre du clan tissé serré, dans le bureau de Laplante.

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Une mère bienveillante

Si Michel part en toute sérénité, la mère de famille a l’estomac plus serré. Celle qui occupe le poste de coordonnatrice aux partenariats avec les Capitales ne sait pas ce que l’avenir lui réserve, mais elle sent qu’un beau chapitre familial se referme.

«Quand Janel est née en 1998, c’est comme si avec l’équipe, on mettait des jumeaux au monde. Les Capitales ont grandi, ils sont à maturité. Michel a la sagesse, mais moi, avec mon cœur de mère, j’ai le côté bienveillant. Ce bébé, il faut qu’on en prenne bien soin. C’est comme notre enfant qui part en appartement», a confié Francine, entre deux sanglots.

Des moments heureux

C’est là l’unique moment émotif d’un entretien teinté de bonne humeur. Les trois dames les plus importantes dans la vie de Laplante ont su à la fin de la saison régulière que le père de famille tirerait sa révérence au terme des séries.

«Il nous a laissé la naïveté de passer la saison sans savoir que c’était la dernière. C’est bien parce que notre rapport avec lui aurait été trop émotif et moins dans le plaisir de vivre le moment présent. On a pu vivre les séries en sachant que c’était la dernière fois qu’on vivait ça en famille. On a mordu là-dedans», a souligné Alie-Anne.

Pour les deux sœurs, l’idée de passer à autre chose est crève-cœur, mais elles entrevoient la suite d’un bon œil.

«Il y a un petit côté nostalgique des 25 dernières années. Les Capitales et le stade, c’est une deuxième maison. C’est comme aller au chalet à chaque été et apprendre qu’il est vendu », a imagé Janel avant qu’Alie-Anne amène son grain de sel.

«Mais on va pouvoir retourner quand on veut prendre une bière au chalet», a-t-elle rectifié avec le sourire.

Francine se réjouit à l’idée de savoir que l’aventure familiale s’est terminée par un 10e championnat.

«La victoire à la fin, en sachant que c’était la dernière fois avec lui, c’était incroyable. Je sais que c’est la bonne décision pour lui», a-t-elle dit tendrement.

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