La dynastie des Capitales: voici comment Québec a arraché les grands honneurs pour une quatrième fois de suite


Jessica Lapinski
Partager
Oh qu’il n’a pas été facile à décrocher pour les Capitales de Québec, ce quatrième championnat consécutif de la Ligue Frontière. Foi de l’homme qui, depuis le banc de l’équipe, a guidé l’équipe dans cette épopée, ce fut le plus compliqué à gagner.
• À lire aussi: Plus question d’être humbles chez les Capitales: «Nous sommes une dynastie»
• À lire aussi: Justin Gideon joue encore les héros
«Il y a eu des doutes souvent pendant cette finale, a reconnu le gérant, Patrick Scalabrini, dimanche. [...] Ç’a été le championnat le plus âprement disputé.»
Oui, Québec avait bien dû disputer une rencontre ultime contre les Otters à Evansville, en 2023. Mais ce cinquième match avait été tout à l’avantage des Capitales, qui s’étaient imposés 11 à 3.
Cette fois, contre les Boomers de Schaumburg, le scénario a été fort différent. Et dès le début de la série, il semblait clair qu’il ne serait pas facile à décrocher, ce titre.
Revivez le championnat gagné à l’arraché par les Capitales.
Watch the moment the @CapitalesQuebec became Frontier League Champions, for the fourth year in a row 🏆🏆🏆🏆 pic.twitter.com/kqfGOFH2u0
— Frontier League (@FLProBaseball) September 22, 2025
Match 1 – 16 septembre | Boomers 7, Capitales 1
Les Capitales disputaient les deux premiers matchs de la série au Stade Canac avant de prendre la route pour l’Illinois pour les trois dernières rencontres de la finale, si trois rencontres étaient nécessaires.
L’occasion de prendre une large avance dans cette ronde ultime était belle. Après tout, à leurs 15 dernières parties éliminatoires — c’est-à-dire depuis leurs débuts dans la Ligue Frontière —, jamais les Capitales n’avaient perdu à Québec.
Cette fois, par contre, le club en avait «une mauvaise dans le système», a reconnu son gérant après le match.
Les bâtons des Capitales n’ont pas résonné. En fait, entre la fin de la première manche et la fin de la troisième, sept frappeurs ont été retirés sur des prises.

Puis, la relève n’a rien fait pour donner un soupçon d’espoir aux partisans qui avaient rempli le stade au bouchon. Surtout Harold Cortijo, qui a donné des simples aux deux premiers frappeurs qui se sont présentés devant lui en septième.
La magie n’a pas opéré. Il fallait maintenant absolument que les Capitales retrouvent leur touche le lendemain, sinon la suite allait être très compliquée...
Match 2 – 17 septembre | Capitales 4, Boomers 2
La magie du Stade Canac avait déserté le terrain la veille, mais elle a fait un retour pour sortir les Capitales de l’embarras, par l’entremise du bâton de Justin Gideon.
Déjà magistral en éliminatoires, le moustachu en a ajouté une couche en frappant un circuit de trois points en huitième, alors que son équipe tirait de l’arrière 2 à 1.
Le club a été revigoré par un discours enflammé d’Anthony Quirion, après la sixième manche. Mais si les Capitales partaient vers l’Illinois avec une victoire inestimable dans ses bagages, l’état de la main gauche du receveur québécois avait de quoi inquiéter.
Atteinte par une balle en troisième, sa main avait beaucoup gonflé, ce qui n’augurait rien de bon.
Match 3 – 19 septembre | Boomers 10, Capitales 6
Finalement, la main de Quirion s’est bien mieux tirée d’affaire que la relève des Capitales durant ce match. Une relève qui, pourtant, s’était montrée «infaillible» cette année, soulignait Scalabrini après le match.
Après avoir tremblé lors du premier match, Cortijo a cette fois accordé quatre points, quatre coups sûrs et deux buts sur balle en 0,2 manche, en huitième. La marque était auparavant égale 6 à 6.
Les Capitales n’avaient maintenant d’autre choix que de s’accrocher. Pour remporter les grands honneurs, ils allaient devoir remporter deux matchs de suite en territoire hostile.
Match 4 – 20 septembre | Capitales 14, Boomers 8
Avec une avance de 8 à 0 en deuxième manche, Québec semblait en voie de connaître, enfin, une petite soirée tranquille au bureau.
Mais les Boomers n’ont jamais abandonné. Si bien qu’ils sont revenus à deux points d’écart dans la rencontre et que les Capitales ont dû éteindre le feu afin de provoquer la tenue d’un match ultime.
Ils ont réussi grâce au brio du lanceur Braeden Allemann, rarement utilisé en relève cette année, mais qui a été très solide quand il s’est présenté au monticule pour 4,1 manches, à compter de la troisième.
Après le match, Patrick Scalabrini a décidé de mettre la pression sur les épaules des Boomers.
«Nous sommes les négligés, a-t-il affirmé. Les Boomers seront frais comme une rose, miseront sur leur as et joueront à la maison, mais tout peut arriver dans un match décisif.»
Match 5 – 21 septembre | Capitales 6, Boomers 5
Pour la première fois de l’histoire de la Ligue Frontière, deux équipes amorçaient la manche ultime du match ultime à égalité. C’était Capitales 5, Boomers 5.
Cette fois, pas de doute. Un miracle serait requis pour l’équipe de Scalabrini. Un autre... et il est venu du bâton de Gideon, de nouveau.
Le moustachu a claqué un triple, qui a permis à Kyle Crowl de croiser le marbre. Mais encore fallait-il tenir. À l’instar de Gideon, le releveur Cole Roland a été solide tout au long des séries, et il allait devoir l’être une fois de plus.

Roland n’a pas tremblé. Coup sur coup, il a retiré les trois frappeurs auxquels il a fait face en neuvième, pour préserver la mince avance des siens, mais surtout, donner aux Capitales leur quatrième championnat de suite.
Champagne!
– Avec la collaboration de Richard Boutin et de Stéphane Cadorette