La carte cachée des Flames

Agence QMI
Partager
Depuis le début de la campagne, les Flames de Calgary se débrouillent très bien, beaucoup mieux qu’anticipé par de nombreux observateurs, et les performances du défenseur Rasmus Andersson constituent une partie de l’explication.
Avant de conclure une séquence de cinq rencontres à l’étranger en visitant les Penguins de Pittsburgh, jeudi, la formation albertaine affichait au compteur neuf points sur une possibilité de 12 cette saison. Et, dans tous les matchs de ce périple jusqu’ici, Andersson a été le joueur de son club ayant accumulé le plus de minutes. Le Suédois est d’ailleurs utilisé à toutes les sauces, que ce soit comme quart-arrière de l’unité principale de l’attaque massive ou élément-clé en infériorité numérique.
- À lire aussi: Kyle Beach brise le silence avec courage
- À lire aussi: Un fiasco complet à Chicago
Andersson a toujours obtenu au moins 22 minutes de temps de jeu et a atteint un sommet au cours du deuxième affrontement du calendrier régulier avec 26 min 08 s, le 18 octobre, face aux Ducks d’Anaheim. Et il ne s’en plaint pas.
«Chaque athlète veut jouer le plus souvent possible et présentement, je suis heureux de mon jeu, a-t-il affirmé au journal Calgary Sun. J’ai joué énormément et il y a beaucoup de confiance de la part de mes entraîneurs à mon égard. C’est ceci qui importe : vous devez leur prouver que vous souhaitez être là chaque soir, et pas seulement pour les premières parties de l’année. Vous voulez disputer les 82 matchs et vous voulez jouer souvent.»
De grands souliers à chausser
Avec le départ de Mark Giordano, désormais chez le Kraken de Seattle, les Flames espéraient que leurs autres arrières prennent la relève pour combler cette perte. Il semble qu’Andersson soit celui ayant répondu présent en premier lieu. Il totalise en moyenne 23:46 par rencontre, soit pratiquement deux minutes de plus que tout autre coéquipier. En 2020-2021, son utilisation était de 21:13.
«C’est l’une de ces choses devant laquelle tout le monde s’exclame et dit : oh, il joue tellement trop. Mais parfois, il est plus facile de disputer ces 23-24 minutes au lieu de 12. Vous pouvez trouver votre rythme un peu plus. Vous voyez ce que je veux dire? Vous êtes dans le coup constamment. Donc, il est plus aisé de jouer beaucoup qu’insuffisamment.»
«Une fois que vous prenez votre élan, vous êtes dans le match et vous faites votre travail sans trop y penser.»
Conséquemment, des présences plus nombreuses au cœur de l’action permettent à Andersson de se sentir impliqué dans le déroulement de la partie. Tous les aspects de son jeu s’en ressentent, d’après lui.
«Je pense avoir été très constant et bien joué, a-t-il évalué. J’ai fait les choses adéquatement avec la rondelle et effectué les bons jeux en défense. Et lorsqu’il y a eu une occasion de soutenir l’attaque, je l’ai saisie. Je suis simplement retourné à mon jeu habituel, en ayant de la confiance avec la rondelle. Au moment d’avancer [plus profondément en zone ennemie], j’ai joué de manière dure et agressive, tout en faisant circuler le disque rapidement.»
«Maintenant, j’ai beaucoup de confiance, donc je dois rester ainsi, continuer d’exceller et de gagner des matchs.»