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La campagne est bonne pour le cœur d’Andréanne A. Malette

Sabin Desmeules

2026-05-28T10:00:00Z

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À peine vient-elle de terminer une tournée qu’elle a déjà d’autres chaudrons sur le feu. À travers tous ses projets en musique, Andréanne A. Malette trouve le temps d’écrire un roman inspiré de sa nouvelle vie. Car l’achat d’une maison dans le bois, en 2023, a transformé son existence. Aujourd’hui, elle donne des noms aux choses, vivantes ou pas, qui composent son environnement, elle embrasse des arbres... et offre une autre chance à l’amour !

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Elle a passé les deux dernières années sur la route, à présenter son spectacle Les jardins dérangés. Pour faire son deuil de cette tournée qui l’a comblée, la chanteuse a eu envie de sortir la captation live de son show sur disque. « C’est parti d’une émotion, d’une espèce de deuil ou de tristesse de laisser aller ce show-là. Je pense que c’est ma préférée des quatre tournées que j’ai faites, admet-elle. Faire un album, ça reste imprégné dans le temps. Si tu l’as chez vous, tu peux l’écouter jusqu’à ta mort. Un spectacle, tu le vois une fois, puis il disparaît. J’avais envie de lui offrir cette chance de rester gravé dans le temps. »

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Affronter sa bête noire

Alors qu’elle sort tout juste d’un univers musical, elle a les deux pieds dans un autre. Andréanne prépare un nouvel album pour 2027, qui sera consacré au répertoire de Françoise Hardy. « Elle a toujours été dans toutes mes inspirations. (...) Sa musique a bercé mon enfance. C’est une artiste que j’aime énormément. (...) Mes parents l’écoutaient beaucoup, note-t-elle. Pour chaque album, j’ai l’impression d’essayer d’enfiler un chapeau différent. Le premier, j’étais l’autrice-compositrice. Le deuxième, je me suis dit : “Je vais être productrice”. Le troisième, j’ai voulu le réaliser moi-même. Le quatrième, j’ai tenté d’être plus musicienne ; je me suis remise à jouer du piano et j’ai appris à jouer du drum... Pour le cinquième, j’affronte ma bête noire : je vais mettre l’interprète de l’avant. J’ai toujours essayé de la mettre derrière, en disant : “Je ne suis pas une chanteuse, je suis une autrice-compositrice.’’ Mais là, ça suffit ! Je suis une chanteuse et je l’assume. J’apprends, avec les chansons de quelqu’un d’autre, à juste mettre de l’avant ma voix, mon interprétation. C’est mon grand défi pour cet album-là. »

Une chanson pour les 15 ans de Jamais trop tôt

Depuis plusieurs années, elle aide la relève en agissant comme directrice artistique du spectacle Jamais trop tôt, présenté au Festival international de la chanson de Granby. Le show mettant la relève en lumière en sera à sa 15e édition, le 16 août prochain, lors du 58e FICG. « Je suis super contente d’être encore là. J’ai l’impression que c’est mon bébé. Je ne l’ai pas mis au monde, mais je l’ai élevé. C’est vraiment un projet de cœur. Et cette année, pour les 15 ans, j’avais le goût de faire quelque chose d’un petit peu plus gros, ça fait que j’ai écrit une chanson thème, qu’on va enregistrer prochainement avec 15 artistes de partout au Canada qui ont participé à Jamais trop tôt. » La chanson sera dévoilée en juin.

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La nature la comble sur tous les plans

Andréanne écrit un roman. « Les mots s’accumulent, mais il n’est pas encore prêt. J’aimerais qu’une partie de moi y soit consacrée à temps plein pour le sortir le plus rapidement possible. » C’est sa nouvelle vie dans la nature qui a motivé l’existence de ce livre en devenir. « Je me suis inspirée de mon cheminement d’avoir acheté une maison toute seule dans le bois pour replacer ma vie. C’est vraiment l’histoire d’une trentenaire célibataire avec une maison dans le fin fond du bois, qui a des affaires qui lâchent et qui essaie de s’organiser avec les moyens du bord, sa chainsaw, sa scie à onglets, les ratons laveurs qui mangent le balcon... »

C’est le quatrième été qu’elle passera dans le bois, dans cette maison achetée dans les Cantons-de-l’Est, en 2023. Et elle est encore sur un nuage. « Tout dans ma vie a un nom, que ce soit vivant ou pas. Ma maison a un nom, les arbres sur le terrain en ont un... Je crée des liens avec des choses un peu invisibles. Cette maison-là, je ne m’en tannerai jamais parce que c’est rendu un membre de ma famille. Je m’émerveille facilement. J’ai un coucher de soleil extraordinaire tous les soirs, en avant de chez moi, qui se cache derrière la montagne. J’ai un environnement très sain, qui me fait beaucoup de bien ! » Elle n’était plus tout à fait heureuse en ville. « Mes racines étaient à la campagne. J’aimerais ça dire que je suis capable d’être heureuse partout, mais je pense que ce n’est pas vrai. Mon environnement est vraiment important pour ma santé, mon équilibre. Je fais des câlins aux arbres. En ville, ça pourrait avoir l’air bizarre, mais dans le bois, ça passe bien. Personne ne me voit, sauf mon voisin, qui est au courant et qui le fait lui aussi. »

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Certains diront que s’isoler en plein bois n’est pas la meilleure façon de rencontrer l’amour. Andréanne n’est pas d’accord. « Moi, j’avais la vision que la surabondance d’options dans la grande ville nous anesthésie un peu. On dirait qu’on ne fait pas de moves parce qu’il y a trop d’options... Je me disais que si je m’en allais à la campagne, peut-être qu’il y en aurait un cute et que ce serait celui-là qui serait pour moi... Quand il y a trop d’abondance, ce n’est pas bon. Et, comme de fait, dans le village, c’est une petite communauté qui se tient et ce n’est pas long, quand tu demandes c’est qui le bel homme célibataire de la place, que tout le monde te le présente. » C’est donc perdue en pleine nature qu’Andréanne a trouvé l’élu de son cœur. « J’ai rencontré un bel homme célibataire dans le village. » Mais il n’habite pas dans la maison de la chanteuse et le couple n’a rien officialisé. Pour l’instant, l’artiste préfère garder cette relation bien à l’abri sous l’ombre des arbres de la forêt. Mais on comprend que la campagne lui fait un bien fou à plusieurs niveaux. « La campagne est bonne pour le cœur. »

L’album live de son spectacle Les jardins dérangés débarque sur les plateformes de musique ce vendredi 29 mai. Andréanne A. Malette est la directrice artistique du spectacle Jamais trop tôt, présenté le 16 août, pour la 58e édition du Festival international de la chanson de Granby (ficg.qc.ca/concours/jamais-trop-tot). Puis elle lancera un disque consacré à Françoise Hardy, en 2027, et a un roman en chantier.

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