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L’investisseur futé: comment contourner les Américains?

Photo BlackRock
Photo portrait de Sylvain Larocque
2025-02-08T05:00:00Z
2025-02-10T21:08:39Z

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Dans cette chronique publiée toutes les deux semaines, nous vous donnons des idées concrètes pour placer votre argent.

La crise des tarifs douaniers a poussé plusieurs Québécois à accroître leurs achats locaux. Est-ce possible de faire la même chose avec nos placements?

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La réponse courte est oui. La plupart des fournisseurs de fonds communs de placement et de fonds négociés en Bourse (FNB) présents au pays sont de propriété canadienne. Cela signifie que les frais de gestion que nous payons (à même les rendements) font travailler des Canadiens.

Les plus importants fournisseurs de fonds communs au pays sont tous canadiens: la Banque Royale, Mackenzie et CI.

Il faut toutefois être plus attentif avec les FNB, puisque trois des cinq plus importants joueurs sont étrangers (deux sont américains: iShares de BlackRock et Vanguard).

Principaux fournisseurs de FNB au Canada


Nom Pays Actifs totaux
iShares États-Unis 147 G$
BMO Canada 121 G$
Vanguard États-Unis 79 G$
Global X Corée 38 G$
CI Canada 23 G$
TD Canada 20 G$
Mackenzie Canada 16 G$
Fidelity États-Unis 13 G$
Banque Nationale Canada 13 G$
Purpose Canada 13 G$
Source: Banque Nationale Marchés financiers
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Notons tout de même que les fournisseurs étrangers qui offrent des fonds au Canada gèrent généralement ceux-ci, du moins en partie, à partir de bureaux «locaux» situés à Toronto. C’est un peu comme acheter du beurre d’arachides produit à l’usine montréalaise du géant américain Kraft.

Si vous cherchez des fournisseurs purement québécois, il n’y en a que deux. La Banque Nationale offre des fonds communs et des FNB à gestion active. De son côté, Desjardins propose des fonds communs et des FNB à gestion active ainsi que quelques FNB indiciels.

Dire adieu au S&P 500?

Maintenant, faut-il réduire son exposition au marché américain pour protester contre les assauts de l’administration Trump? À vous de décider. Mais sachez qu’à elles seules, les entreprises américaines représentent environ 50% de toute la valeur boursière mondiale. Les entreprises canadiennes pèsent moins de 3%.

La Bourse de Toronto
La Bourse de Toronto Photo TMX

Plusieurs études ont montré que les petits investisseurs sont généralement surexposés à leur pays d’origine – un manque de diversification qui peut être néfaste à long terme.

Cela dit, si votre portefeuille est trop concentré au Québec ou au Canada, rien ne vous empêche de regarder du côté des autres pays industrialisés pour commencer votre diversification géographique.

Un bon point de départ est un FNB indiciel d’actions internationales, lequel regroupe les plus grandes entreprises des pays développés d’Europe, d’Asie et d’Océanie. En voici quelques-uns: ZEA (BMO), DMEI (Desjardins) et TPE (TD).

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Une année faste

Avec les rendements spectaculaires des marchés en 2024, vous ne serez pas surpris d’apprendre que les Canadiens ont investi des sommes records l’an dernier.

Les investissements nets dans des fonds communs se sont chiffrés à 15,2 milliards $, a récemment indiqué l’Institut des fonds d’investissement du Canada. Les actifs détenus dans des fonds communs s’élevaient à 2242 milliards $ à la fin décembre.

Mais c’est du côté des FNB que les résultats ont été, encore une fois, les plus spectaculaires. Pas moins de 75 milliards $ y ont été investis en 2024, un nouveau record. Les actifs détenus dans des FNB atteignaient 518 milliards $ à la fin de l’année.

Les investisseurs ont surtout acheté des FNB d’actions (44 milliards $), des fonds communs d’obligations (26 milliards $) et des FNB d’obligations (21 milliards $). Ils ont vendu pour 23 milliards $ de fonds communs équilibrés.

Dans les FNB d’actions, pas de surprise, ce sont ceux composés d’entreprises américaines qui sont arrivés au premier rang avec des investissements de près de 22 milliards $, suivis des FNB d’actions internationales (14 milliards $) et canadiennes (8,8 milliards $).

Vous avez des suggestions de sujets pour cette chronique? Écrivez-moi: sylvain.larocque@quebecormedia.com

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