L’IIHF aimerait réintégrer la Russie «dès que possible»... mais quand?


Nicolas Cloutier
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Le président de la fédération internationale de hockey (IIHF), Luc Tardif, entretient l’espoir de réintégrer la Russie et la Biélorussie dans les tournois dès que c’est possible, car cela signifierait que nous vivons «dans un monde meilleur».
Ce qui est plus flou, tant pour Tardif que pour le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman, également présent à cette conférence de presse, c’est quand cette inclusion sera possible. On en conclut que le statu quo ne le permet pas.
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Tardif s’est tenu bien loin des questions politiques: il continue de rappeler à qui veut l’entendre que l’exclusion de la Russie par l’IIHF est attribuable à des «enjeux de sécurité».
Lorsque la Russie a envahi l’Ukraine dans les jours qui ont suivi la conclusion des Jeux d’hiver de Pékin de 2022, le comité olympique international (CIO) avait émis la recommandation de ne pas inclure les athlètes russes et biélorusses dans les compétitions aux différentes organisations sportives, dont l’IIHF.
Mais quand des organisations sportives ukrainiennes des territoires occupés par la Russie ont été absorbées, en violation directe avec la charte olympique, le CIO avait procédé formellement au bannissement de la Russie et de la Biélorussie.
Un vent qui tourne?
Or, les principaux dirigeants des organes sportifs internationaux semblent assouplir leur position par rapport à la Russie. Comme l’a documenté le quotidien The New York Times, la Russie commence à voir le jour où elle se départira de son statut de paria.
La directrice du CIO, Kirsty Coventry, qui en est à ses premiers Jeux dans ses fonctions actuelles, a lancé un message fort en affirmant qu’il faut «faire du sport un terrain neutre».
Le grand patron de la FIFA, Gianni Infantino, est allé bien plus loin en plaidant carrément la levée de la suspension de la Russie, mesure qui n’a selon lui «rien accompli».
Des discours qui tendent de plus en plus vers l’apolitisme, une porte de sortie opportune dans un contexte de tensions à l’international.
Selon le média d’État en Russie, l’agence TASS, la possibilité de réintégrer la Russie pourrait être à l’ordre du jour lors d’une réunion tenue par le CIO au mois d’avril ou de mai.
Demidov, Zharovsky... et la LNH
Ivan Demidov l’avoue ouvertement: il aimerait être des Jeux d’hiver. Les prochains auront lieu dans les Alpes françaises en 2030. L’espoir du CH Alexander Zharovsky pourrait lui aussi rêver à une participation s’il continue sa fulgurante progression dans la Ligue continentale (KHL).
Mais d’ici là, la LNH tiendra une Coupe du monde, en 2028. S’il faut se fier aux propos du commissaire Bettman tenus jeudi aux côtés de Tardif et du président de l’Association des joueurs (AJLNH), Marty Walsh, ce n’est pas la LNH qui se mouillera la première.
Bettman a indiqué que la Ligue «emboîtera le pas de la communauté internationale» en ce qui a trait à une participation de la Russie à la Coupe du monde de 2028.
Encore ici, il faut présumer que le statu quo ne permettra pas à la LNH de réintégrer la Russie dans ses compétitions.
La Russie avait été écartée de la Confrontation des 4 nations organisée par la Ligue l’an dernier et remportée par le Canada sous fond de guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis.
– Avec la collaboration de Jean-Nicolas Blanchet