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L'Argentine en 16e grâce à un doublé record de Messi

AFP
2026-06-22T19:08:17Z

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L’Argentine s’en est remise à deux nouvelles inspirations de Lionel Messi, buteur record en Coupe du monde, pour se défaire d’une accrocheuse Autriche (2 à 0), lundi, et se qualifier pour les seizièmes de finale, deux jours avant le 39e anniversaire du génial numéro 10.

Les bougies peuvent déjà être sorties avec un peu d’avance en ce 22 juin 2026, quarante ans jour pour jour après la « main de Dieu » et le « but du siècle » de l’éternel Diego Maradona, en quart contre l’Angleterre dans le Mexique voisin.

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Son glorieux descendant, Lionel Messi, s’est lui aussi offert un doublé pour l’histoire, dans la banlieue de Dallas au Texas : l’enfant de Rosario est désormais le seul meilleur buteur de la meilleure des compétitions.

L’Autriche a offert une opposition relevée, courageuse, entre robustesse défensive et projections rapides vers l’avant. Mais elle a fini par être emportée par la furia argentine et son placide génie, porté par une marée de partisans bruyants et un collectif bâti entièrement pour lui.

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La boîte à magie de Messi est apparue un peu cassée, en début de rencontre, à cause de passes mal ajustées de la part du numéro 10, d’interventions décisives du capitaine David Alaba devant lui et, surtout, du tir de pénalité qu’il a manqué, en tirant à côté à la neuvième minute.

Son troisième échec en sept penalties tirés dans la compétition reine (hors tirs au but) aurait pu le faire gamberger, mais les champions de sa trempe sont faits d’un autre bois que le commun des mortels.

Alors l’ancien dribbleur du FC Barcelone a remis son bleu de chauffe et délivré un de ces instants qui ont fait sa légende.

Apnée et doublé

Sur la droite du terrain, il s’est défait du marquage adverse avec son doux pied gauche, il a orienté le jeu de l’autre côté, est venu se placer à l’entrée de la surface pour reprendre un centre à ras de terre de Facundo Medina, le défenseur de l’OM, qu’a laissé filer Thiago Almada entre ses jambes, une feinte en forme de passe décisive.

Combien de fois a-t-on vu le natif de Rosario armer sa frappe du gauche, sans laisser d’espoir au gardien adverse ?

C’est en tout cas sur ce tir « messianesque » qu’il est devenu le seul détenteur du record de buts en Coupe du monde, avec 17 unités, une de plus que l’Allemand Miroslav Klose qu’il avait rejoint dès l’ouverture du tournoi nord-américain par la grâce d’un triplé contre l’Algérie.

Le chef d’orchestre a ajouté un nouveau pion à son répertoire dans une fin de match en apnée, quand l’Autriche poussait fort pour égaliser.

Il a dribblé le gardien et un défenseur, vu son tir contré mais il a surgi comme s’il avait encore 20 ans pour placer un tir puissant, en glissant, devant deux nouveaux adversaires.

Il fallait bien ces deux coups de pétard pour faire pencher la partie en faveur des champions en titre, lesquels n’ont pas outrageusement dominé les débats, ni multiplié les occasions franches.

Le gardien honni des supporteurs français, Emiliano Martinez, s’est déployé pour écarter un coup franc direct de Marcel Sabitzer, sans être par ailleurs très sollicité. Medina a écarté le danger entre deux attaquants menaçants, aussi, et le Stade de Dallas garni de 70 649 spectateurs s’est arrêté de respirer sur une tête de Patrick Wimmer.

Deux minutes après, Messi a frappé et tout était oublié.

Il est sorti de la pelouse acclamé par ses admirateurs, comme souvent, comme toujours.

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