L'Allemagne exige que l’Iran rouvre le détroit d'Ormuz et renonce à ses ambitions nucléaires

AFP
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Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a exigé que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz et renonce à son programme d’armes nucléaires, lors d’un entretien téléphonique dimanche avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, a-t-il annoncé sur X.
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« J’ai souligné que l’Allemagne soutient une solution négociée », a indiqué M. Wadephul dans son message publié sur le réseau social X.
« En tant que proche allié des États-Unis, nous partageons le même objectif : l’Iran doit renoncer complètement et de manière vérifiable aux armes nucléaires et ouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz, comme l’a également exigé le secrétaire d’État américain Marco Rubio ».
Im Telefonat mit @araghchi habe ich unterstrichen: 🇩🇪 unterstützt eine Verhandlungslösung. Als enger US-Verbündeter teilen wir das gleiche Ziel: Iran muss vollständig & nachprüfbar auf Kernwaffen verzichten & die Straße von Hormus sofort freigeben, wie es auch @SecRubio fordert.
— Johann Wadephul (@AussenMinDE) May 3, 2026
Ces derniers jours, Johann Wadephul et d’autres responsables allemands ont tenté d’apaiser une querelle entre le président américain Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz.
Donald Trump a averti samedi qu’il comptait réduire drastiquement le nombre de soldats américains stationnés en Allemagne, après l’annonce d’une baisse de 5000 des effectifs, contestée jusque dans son camp.
Les États-Unis ont annoncé que 5000 soldats seraient transférés des bases militaires américaines en Allemagne.
Il en est venu à cette annonce visant un pays allié membre de l’Otan après que le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé lundi que « les Américains (n’avaient) visiblement aucune stratégie » en Iran et que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale.
Vendredi, Donald Trump s’en est aussi indirectement pris à l’Allemagne et ses importantes exportations automobiles en annonçant vouloir relever à 25 % « la semaine prochaine » les droits de douane sur les véhicules importés aux États-Unis depuis l’Union européenne.
Il reproche à l’UE de ne pas respecter l’accord commercial conclu l’été dernier, alors que son processus de validation n’est pas encore arrivé à son terme au sein du bloc des 27.
De son côté, l’Iran a mis dimanche les États-Unis au défi de choisir entre une opération militaire « impossible » ou un « mauvais accord » dans le conflit en cours au Moyen-Orient, après que Donald Trump a averti qu’il risquait de ne pas accepter une nouvelle proposition de règlement de Téhéran.
Le chancelier allemand Merz a critiqué la guerre. Merz et d’autres dirigeants européens ont exprimé une inquiétude particulière quant aux répercussions économiques du blocage du détroit d’Ormuz.
Téhéran a fermé cette voie maritime - passage stratégique par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde - après le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.