Kristi Noem, Tom Homan, Greg Bovino: voici les personnes clés de l'ICE
AFP, Agence QMI
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Avec les manifestations contre l’ICE, plusieurs hauts responsables de l’administration Trump, dont Greg Bovino, Tom Homan et Kristi Noem, font de plus en plus parler d’eux en raison de leur rôle et de leurs prises de position sur les politiques migratoires.
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Kristi Noem
Posant sans complexe devant des détenus entassés dans une tristement célèbre mégaprison salvadorienne, Kristi Noem incarne jusqu'à la caricature l'inflexibilité de l'administration Trump face à l'immigration clandestine.
Le président Donald Trump a annoncé lundi dépêcher sur place son responsable de la politique d'expulsions d'immigrés, Tom Homan, précisant : «Tom est sévère, mais juste et il me rendra compte directement».

Kristi Noem a salué sur X cette nouvelle, mais les médias font état depuis des mois de tensions entre la ministre et M. Homan, notamment sur l'ampleur et les cibles des arrestations massives d'immigrés dictées par la Maison-Blanche.
En novembre, sommée par un juge de s'expliquer par un juge fédéral sur sa décision de passer outre son ordre de suspendre l'expulsion vers le Salvador des immigrés en vertu d'une loi d'exception de 1798, l'administration Trump a reconnu que cette décision avait été prise par Kristi Noem elle-même.
La ministre s'était même rendue en mars peu dans cette mégaprison, le CECOT, après ces expulsions, posant pour les caméras lors de sa visite.
«Le président Trump et moi-même avons un message clair pour les immigrés illégaux criminels : PARTEZ MAINTENANT. Si vous ne partez pas, nous vous traquerons, nous vous arrêterons et vous pourriez échouer dans cette prison salvadorienne», avait-elle écrit dans une publication sur ses réseaux sociaux accompagnée de photos de l'établissement pénitentiaire.
En avril, Kristi Noem s'était déclarée «convaincue» que les détenus du CECOT «devraient y rester jusqu'à la fin de leurs jours», selon le site Axios.
Cette mère de trois enfants qui a grandi dans un ranch est considérée comme un pilier de la famille «Make America Great Again», ou MAGA, qui rassemble les plus fervents trumpistes au sein du Parti républicain.
Elle défend des positions ultraconservatrices sur tous les sujets clivants, de l'avortement à l'immigration, en passant par les armes à feu, avec lesquelles elle se met volontiers en scène.
Greg Bovino
Le chef de la police des frontières américaine, Greg Bovino, est devenu le symbole de la lutte acharnée menée par Donald Trump contre les migrants clandestins.
N'hésitant pas à aller sur le terrain pour lancer lui-même une grenade lacrymogène sur des manifestants, Greg Bovino, soutenu à fond par l'administration Trump, justifie les méthodes de ses policiers y compris après la mort de deux citoyens américains tués par balles par des agents fédéraux dans la ville démocrate de Minneapolis.
«Les victimes sont les agents de la police des frontières. Je ne les blâme pas», a-t-il dit sur CNN. Celui dont il n'a jamais cité le nom et qu'il a qualifié de «suspect» s'est «immiscé» dans une opération de police fédérale et avait «très probablement» l'intention d'agresser des policiers, a insisté Greg Bovino.

«Il transforme en réalité opérationnelle la rhétorique agressive de la ministre chargée de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, du président Trump et d'autres hauts responsables», explique un professeur de droit de l’immigration à l’Université d’État de l’Ohio.
L'an passé, Greg Bovino, visage émacié et cheveux ras, avait dirigé plusieurs opérations très médiatisées, notamment à Los Angeles et Chicago, en recourant à ce qu'il appelle la tactique «agir et dégager»: procéder à des arrestations rapides puis se retirer promptement avant l'arrivée de manifestants.
Contrairement à nombre d'agents encagoulés en opération, Greg Bovino, descendant d'immigrés italiens qui a grandi dans l'État rural de Caroline du Nord, aime la lumière et la controverse.
Lorsqu'il ne porte pas d'équipement de combat, il aime se promener habillé d'un long manteau vert croisé à larges revers, populaire pendant les Première et Seconde Guerres mondiales, qui amène certains critiques à des comparaisons peu flatteuses.
Tom Homan
Donald Trump a dépêché lundi le responsable de sa politique nationale d'expulsions massives de migrants, Tom Homan, au Minnesota.
D'après la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, M. Homan ne se penchera pas spécifiquement sur la mort par balles d'Alex Pretti, infirmier de 37 ans, lors d'une manifestation samedi dans la plus grande ville de l'État, Minneapolis.

Il dirigera les opérations de la police de l'immigration (ICE) sur place et fera le lien avec les enquêteurs chargés d'une affaire de fraude aux aides publiques éclaboussant la communauté somalienne, a-t-elle précisé sur X.
Tom Homan est un haut responsable américain de l’application des lois sur l’immigration.
Il a été directeur par intérim de l’ICE sous l’administration Trump entre 2017 et 2018 et, dans la deuxième présidence de Trump, il a été nommé «tsar des frontières», chargé de superviser les politiques d’immigration et de sécurité aux frontières.
Il est connu pour son positionnement dur sur l’immigration, notamment en faveur de déportations plus strictes et de mesures controversées.